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HISTORIQUE

 

Historique de la Paroisse.jpg

Découvrez quelques éléments historiques sur la Paroisse de Roncq

 

 

 

 

Juin 2017 : Le 50ème anniversaire de votre journal paroissial

 Depuis sa création en 1967, il y a cinquante ans, le journal Roncq, deux églises, une cité est la revue d’une équipe de bénévoles. Elle en assure la rédaction et la diffusion sur la commune, c’est-à-dire 5 400 exemplaires. Ce périodique s’efforce de susciter un regard chrétien ouvert et optimiste sur la vie au quotidien. Ce sont les deux curés de l’époque, Robert Hequette et Paul Leblanc, qui sont à l’origine de ce bulletin. Saint-Roch et Saint-Piat prévoient de faire paraître un seul journal sur Roncq plusieurs fois par an. C’est la première fois que les deux paroisses travaillent ensemble. Une équipe de quelques paroissiens de Saint-Roch se réunissait déjà tous les mercredis à 16h sous l’autorité de l’abbé Leblanc. Une espèce d’équipe d’animation paroissiale avant l’heure !

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Chantal Anckaert

 

 

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 Pierre Filez

 

 

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Joseph Leys

 

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 Andrée et Henri Bouche

 

  

 

  

 

Il y a là : Chantal Anckaert, Marcel Bataille, Henri Catteau, Pierre Filez, Francis Legrand, Maurice Liagre et Claude Terryn. À cette époque se joignent Jean Dal et Anicet Gilmant de Saint-Piat. Anicet Gilmant prend tout de suite en charge la rubrique «Monsieur Roncq» à la demande de Paul Leblanc, rubrique qui reste encore la locomotive de ce journal de huit pages actuellement, après plus de trois cents parutions (la numérotation actuelle date de septembre 1987). Pierre Filez, Maurice Liagre et Jean Dal écrivent des articles concernant l’actualité, la vie paroissiale et la société. Depuis 1995, les deux paroisses de Roncq fusionnent grâce à l’abbé Carrez pour s’appeler : «La paroisse du Christ Ressuscité». Et depuis 2003, l’éditorial du journal, toujours en première page est écrit par le curé.


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Une partie de l’équipe du journal.

Pas d’article sans photos !

 La couleur arrive en 2008. Les photos sont de plus en plus nombreuses. On peut dire : «Pas d’article sans photos !» Actuellement c’est la famille Allard qui assure ce travail. Mais si intéressant que soit Roncq, deux églises, une cité, il est indispensable de le distribuer toutes boîtes. Joseph Leys s’occupe de la distribution au centre. Andrée et Henri Bouche (en photo p.1) au Blanc-Four. Ils sont aidés fort heureusement par cent quatre diffuseurs que la paroisse remercie. De nos jours, Michel Deltour, Laurence Cibat et Jocelyne Delbassez ont pris le relais. Votre journal continue sa mission pastorale tout en étant confronté à des contraintes financières. Mais, dans la vie, les finances ne doivent pas être un obstacle !

 Daniel Lelion

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Dix ans de plus !

 En septembre 2007, lors du 40e anniversaire, votre journal paroissial publiait quatre pleines pages de rétrospectives. Pour le 50e, nous consacrons aujourd’hui une page en mettant en lumière ces dix dernières années. Que s’est-il passé depuis 2007 ?

 Au niveau des églises, après plusieurs années de travaux, la mairie a restauré complètement l’église Saint-Piat dont la réouverture a eu lieu le 28 novembre 2008. Pendant la rénovation intérieure, les paroissiens se sont même exilés pour la messe dominicale au cinéma roncquois ! Puis ce fut au tour de l’église Saint-Roch où les travaux de rénovation extérieure et toiture ont débuté en 2008. En 2013, c’est le parvis de l’église Saint-Roch qui se refait une beauté. Mais en novembre 2016, une mauvaise nouvelle attend les paroissiens de Saint-Roch : l’église est provisoirement fermée par avis municipal pour raison de sécurité. Par contre, on apprend dans le même temps qu’une antenne relais de l’opérateur de téléphonie mobile Free sera installée dans le clocher. Nul doute que les paroissiens du Blanc Four verront un jour leur belle église Saint-Roch rouverte et pourront notamment admirer les superbes vitraux (nous avons d’ailleurs publié la photo du vitrail de la Résurrection dans notre numéro d’avril dernier). Tout un symbole !

 Trois cents bénévoles !

 Mais avant tout chose la vie d’une paroisse, c’est l’affaire des hommes et femmes qui la font vivre, soit plus de trois cents bénévoles ! Les célébrations ont évolué, avec notamment la messe des familles et une animation chorale et vidéo toujours appréciée. Les équipes d’animation paroissiale se sont renouvelées tout comme le comité de rédaction et de distribution du journal paroissial. De nouvelles rubriques ont vu le jour dans le journal avec toujours la page de Monsieur Roncq rédigée par notre fidèle Anicet Gilmant, un des fondateurs du journal. En avril 2008 le journal paroissial paraît tout en couleurs ! En 2011, Didier Stehlé publie un livre très complet sur l’histoire de la paroisse. Les églises fournissent l’occasion de visites portes ouvertes lors des Journées du patrimoine. Le 27 mai 2012 nous apprenons le décès de l’abbé Jacques Carrez, fondateur de la paroisse du Christ Ressuscité. En septembre 2012, l’abbé Joseph Heriveaux nous quitte pour Faches-Thumesnil et c’est le père Jean-Baptiste Rakotorahalahy, originaire d’un diocèse malgache, qui reprend les destinées de la paroisse. Mais c’est aussi au cours de cette année 2012 que l’on célèbre le jubilé de Vatican II qui a vu de nombreuses évolutions de l’Églisecatholique.

 Les concerts annuels, organisés par la paroisse, permettent aux fidèles, mais pas seulement, de bénéficier de moments culturels de haut niveau. En décembre 2013, c’est un autre jubilé que l’on célèbre en l’église Saint-Roch avec les cinquante ans de prêtrise de l’abbé Dominique Desplanque, prêtre résidant. En mars 2014 le journal manuscrit tenu par les curés de Saint-Piat de 1837 à 1966 est remis aux archives diocésaines de Lille. En 2014, un site Internet est créé pour le journal paroissial. Vous pouvez y retrouver tous les journaux paroissiaux et articles parus depuis septembre 2012 ! Ces dernières années, les pèlerinages organisés par Didier Stehlé permettent aux paroissiens de renouer avec la ferveur religieuse tout en profitant de sorties culturelles appréciées de tous.

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La relecture du journal chez Bayard Presse.

 Une mission pastorale

 Au cours de ces dix dernières années, votre journal paroissial a continué sa mission pastorale tout en étant confronté à des contraintes financières de plus en plus ardues. La recette de la collecte annuelle ne couvre pas le coût de fabrication du journal. Il n’est d’ailleurs pas trop tard pour apporter ou compléter votre participation financière. Et pour terminer ce petit rappel historique de cette dernière décennie, évoquons le souvenir de tous les prêtres qui se sont succédé pour faire vivre votre paroisse et qui ont apporté un soutien indéfectible pour maintenir le journal paroissial malgré les difficultés financières. Portons une pensée particulière pour les curés Robert Hequette de Saint-Piat et Paul Leblanc de Saint-Roch qui en 1967 ont créé un seul journal pour les deux paroisses ayant comme titre Roncq deux églises, une cité, comme un message aux générations futures vers l’unification de la paroisse qui allait se concrétiser sous la houlette de l’abbé Jacques Carrez avec la création de la paroisse du Christ Ressuscité en septembre 1995.

 Pascal Deneuville

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Les prêtres de notre paroisse de 1967 à 2017

  1965-1972 Robert Hequette*

 1967-1995 Paul Leblanc* (article dans le journal paroissial n° 175 février 2016)

 1967-1976 Francis Vandaele (article dans le journal paroissial n° 171 avril et n° 172 juin 2015)

 1972-1983 Robert Verpraet* (article dans le journal paroissial n° 174 décembre 2015)

 1977-1978 Michel Segard

 1979-1983 Pierre Deltour

 1983-1993 Pierre Chuffart* (article dans le journal paroissial n° 170 février 2015)

 1970-1992 Jean-Marie Vandenberghe

 1990-2004 Émile Lesaffre (article dans le journal paroissial n° 181 avril 2017)

 1993-2003 Jacques Carrez*

 2003-2012 Joseph Heriveaux*

 2006- - Dominique Desplanque

 2012- - Jean-Baptiste Rakotorahalahy*

 *curés de paroisse

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Les numéros "historique" du journal paroissial

RONCQ DEUX EGLISES, UNE CITE

N° 182 - Page 1 - Photo.jpg

Juin 2017

Numéro spécial

50ème anniversaire

Pour le télécharger en format "PDF"

cliquer sur le lien ci-dessous :

2017 - N° 182 - Juin 2017.pdf

 

 

N° 126 - Page 1 - Photo.jpg

Septembre 2007

Numéro spécial

40ème anniversaire

Pour le télécharger en format "PDF"

cliquer sur le lien ci-dessous :

2007 - N° 126 - Septembre 2007 - 40eme Anniversaire.pdf

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Poursuite de notre rubrique avec un petit retour en arrière sur les prêtres qui se sont succédé dans la Paroisse. 

L’abbé Émile Lesaffre,

le prêtre du coeur

Poursuite de notre rubrique sur les prêtres qui se sont succédé dans notre paroisse. Aujourd’hui, l’abbé Émile Lesaffre qui fut présent à Roncq de 1989 à 2004.

 Né à Linselles en 1925, après des études chez les Lazaristes, une organisation vouée aux actions charitables, l’abbé Émile Lesaffre est ordonné prêtre à Dax en mars 1951. Il prêche d’abord dans les missions paroissiales dans le midi de la France. En 1960, il assure un service à l’église Saint-Louis des Français à Lisbonne au Portugal et fait partie du lycée international Charles Le Pierre de cette ville. À la mort de son père, il rentre en France où il est nommé successivement vicaire à la paroisse Saint-Joseph à Tourcoing Croix-Rouge de 1967 à 1973, puis au Sacré-Coeur à Marcq-en-Baroeul et à Saint-Vaast à Estaires.

 Rencontre avec le pape Jean-Paul II Abbé Emile Lesaffre avec Jean-Paul II  c.jpg

Dans les années 1980, l’abbé Émile Lesaffre aura l’occasion d’approcher le pape Jean-Paul II en personne. Un moment intense et privilégié qui a permis à l’abbé Émile d’obtenir la bénédiction du pape. C’est en septembre 1989 qu’il arrive à Roncq dans la paroisse Saint-Piat dont Pierre Chuffart est alors le curé. Nommé par monseigneur Vilnet pour animer l’équipe pastorale du secteur d’Halluin, il logera dans la maison des vicaires qui était alors adossée au presbytère de Saint-Piat.

 Un prêtre du coeur

 Rapidement, l’abbé Émile Lesaffre occupera une place à part dans le coeur des Roncquois. De par sa formation chez les Lazaristes, il se dévouera sans compter auprès des personnes âgées, des malades, mais il était aussi proche des jeunes, notamment avec le groupe Retrouvailles et Départ. Les commentaires évoqués lors de ses cinquante ans de prêtrise en 2001 en disent long sur la personnalité de l’abbé Émile : «C’est un bon prêtre, il est toujours à l’écoute, il rayonne de bonté.» Mais ce qui fait la force d’Émile c’est sa relation étroite avec la Vierge Marie dont il porte le même blason que la papauté Totus Tuus («Tout à toi» Marie). N’hésitant pas à aborder ses concitoyens, rendant visite régulièrement dans les foyers, c’est avant tout un homme de dialogue sachant écouter et aussi transmettre sa foi et sa confiance en Dieu. À son contact, les malades se sentent réconfortés. Pour tous les services rendus à la population roncquoise, il reçoit des mains du maire de Roncq en avril 2001 la médaille de la ville de Roncq, une distinction amplement méritée et que peu de prêtres ont reçue par la municipalité.

Assurant plusieurs fois par semaine les messes du soir à la chapelle d’hiver ainsi que la récitation du chapelet, il poursuivait sa grande dévotion à la Vierge Marie. Il ne manquait pour rien au monde la procession mariale du 15 août à Roncq.

Abbé Emile LESAFFRE - 15 août 1992 - c.jpg

Il avait également accueilli chaleureusement l’abbé Norbert Gnama, prêtre togolais en visite dans notre paroisse dans les années 2000. 

Abbé Emile LESAFFRE avec Abbé Norbert GNAMA en 2003 - c.jpg

C’est en 2004 que l’abbé Émile Lesaffre, malade, quitte Roncq et se retire chez ses deux soeurs à Linselles. «Monsieur Roncq» sera une des dernières personnes à rendre visite à l’abbé Émile quelques jours avant son décès, le 23 octobre 2006 dans sa 81e année.

Merci père Émile pour toutes ces années passées près des Roncquois au service de Dieu.

 Pascal Deneuville

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Octobre 2016

Nos cimetières : lieux de mémoire

À Roncq, nos deux cimetières communaux accueillent nos défunts depuis plus de cent soixante douze ans. Chaque sépulture résume une vie, parfois une histoire... Nous vous proposons de tourner ensemble quelques pages de ce livre du souvenir.

 Origine de nos cimetières

Au début du XIXe siècle, notre commune comptait un seul cimetière qui entourait l’église Saint-Piat. En 1844, la paroisse et la commune décident de le transférer à l’endroit actuel, rue des Frères Bonduel. Au quartier du Blanc Four, ce n’est qu’en 1898 que l’on autorise la création d’un cimetière, un an après l’inauguration de l’église Saint-Roch.

 Image15.jpgPremières inhumations

Au cimetière du centre bourg, la première sépulture est attribuée à un berger, Pierre Leplat en mai 1844. Quant au cimetière du Blanc Four, les premiers monuments datent de 1880, ce qui laisse présumer que certains défunts ont été exhumés pour reposer en ce dit lieu.

 

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Monuments remarquables

On remarque quelques sépultures exceptionnelles comme celle des frères Bonduel (1944) représentés par une étonnante sculpture à taille humaine où les deux aviateurs sont en tenue militaire et équipés d’un parachute. Une autre tombe, celle de la famille Lucien Delahousse (1916) se caractérise par une magnifique mosaïque resplendissante du Sacré-Coeur accompagné de la Vierge Marie et de saint Joseph.

 

 

 

 Image16.jpgEspaces particuliers

Dans nos deux cimetières, nous pouvons (re)découvrir des zones qui étaient réservées aux sépultures de groupes comme les carrés militaires ou confessionnels. On notera également la présence d’un monument distinct dédié à la mémoire des curés. Pour l’église Saint-Piat, une dalle funéraire surmontée d’un calvaire regroupe les dépouilles de cinq curés successifs (décédés entre 1851 et 1952) alors qu’au Blanc Four, une stèle de la crucifixion rappelle le passage de quatre curés ayant exercé à l’église Saint-Roch de 1897 à 1995.

 Jean-Pierre Martins

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Octobre 2016

Les enfants disparus

 Le temps de la Toussaint tout proche nous invite à se recueillir sur les tombes familiales. Lors des visites dans les cimetières, vous avez déjà sans doute remarqué les petites tombes des enfants trop tôt disparus.

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Perdre un enfant en bas âge est en effet une épreuve bien souvent insurmontable pour les parents. Ces petits êtres chers n’ont même pas eu le temps de connaître la vie avec les joies des découvertes lors des premiers pas et, plus tard, le temps de l’apprentissage à l’école et enfin l’entrée dans une vie active. Toutes ces étapes d’une vie à laquelle cet enfant était destiné sont gommées suite à un décès prématuré.

Pour les parents, inconsolables, il restera le souvenir de ces quelques jours ou mois vécus avec leur enfant ; ses premiers sourires, ses premiers pleurs aussi. Puis viendra, pour les parents, le temps de l’absence acceptée de l’enfant disparu. Ils viendront très souvent se recueillir sur la petite tombe de leur enfant au cimetière. La tombe, pendant des années, sera régulièrement fleurie et entretenue. Puis les années passant, les parents à leur tour disparaissent et ils auront leur propre sépulture au cimetière. Inexorablement, le temps faisant son œuvre, les tombes des enfants disparus vont progressivement sombrer dans l’oubli.

Seules quelques tombes restent particulièrement bien entretenues malgré les années écoulées.

Par contre, d’autres sont progressivement abandonnées.

 En ces temps de recueillement de la Toussaint, cela serait peut-être une bonne idée de fleurir les tombes de ces petits enfants afin qu’ils ne soient pas oubliés.

Pascal Deneuville

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28 Janvier 2016 :

Décès de monseigneur Émile Destombes,

ancien évêque de Phnom Penh au Cambodge

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Né à Roncq le 15 août 1935 dans une famille d’agriculteurs, Émile Destombes a été évêque de Phnom Penh au Cambodge de 1997 à 2010. Il est décédé le 28 janvier 2016 à l’âge de 80 ans. Nous rappelons ci-dessous son parcours étroitement lié à la destinée du peuple cambodgien.

 Émile Destombes est le cinquième enfant d’une famille nombreuse. Il fréquente l’école Saint-Joseph à Roncq et le petit séminaire d’Hazebrouck. En 1953, Émile intègre le séminaire des Missions étrangères de Paris. C’est le 21 décembre 1961, en l’église Saint-Piat, qu’il est ordonné prêtre.

 En mars 1965, il part pour le Cambodge. Il y apprend la langue khmère et enseigne la philosophie dans des lycées et au petit séminaire de Phnom Penh. Le pays est progressivement entraîné dans la tourmente et le père Destombes dirige le comité d’aide aux victimes de guerre avant d’être expulsé par les Khmers rouges en 1975.

 Après un séjour à Paris où il enseigne la théologie et travaille pour le rapprochement des Églises de France et d’Asie, il part comme missionnaire au Brésil durant dix années. En 1989, il est demandé au père Destombes de retourner à Phnom Penh. Il est alors le premier missionnaire à fouler le sol cambodgien après la chute du régime de Pol Pot (1975-1979). Seul prêtre étranger dans le pays durant un an, il obtient du gouvernement la reconnaissance officielle de l’Église catholique en 1990. Dispersée par la guerre et en grande partie anéantie par le génocide des Khmers rouges, la communauté chrétienne se rassemble peu à peu et l’Église va progressivement renaître. Ce n’est qu’en 1993 que la liberté religieuse est reconnue par la nouvelle constitution.

 Image17.jpgEn 1997, le père Émile Destombes est nommé évêque coadjuteur de Phnom Penh par le pape Jean-Paul II. Avec vingt mille fidèles environ, les chrétiens du Cambodge font aujourd’hui preuve de dynamisme. Les prêtres et religieuses mettent l’accent sur la formation, la constitution de petites communautés de foi et la participation à de nombreuses activités sociales et caritatives. Affaibli depuis quelques années par la maladie, monseigneur Destombes avait officiellement présenté sa démission au pape à l’occasion de son 75e anniversaire.

 Une vie exemplaire d’un Roncquois au service de l’Église catholique et du peuple cambodgien. Un hommage lui a été rendu à Roncq lors d’une messe célébrée à Saint-Piat le dimanche 3 avril.

 L’équipe de rédaction

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Une nouvelle rubrique avec un petit retour en arrière sur les prêtres qui se sont succédé dans la Paroisse. 

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L’abbé Paul Leblanc,

un prêtre dynamique

Poursuite de notre rubrique sur les prêtres qui se sont succédé dans notre paroisse. Aujourd'hui l'abbé Paul LEBLANC qui fut Curé de Saint-Roch de 1967 à 1995.

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Arrivé en soutane le 26 février 1967, il sera le curé de la paroisse Saint-Roch du Blanc-Four pendant vingt huit années jusqu’en 1995. Il succédait aux abbés Étienne Venin et Adrien Robilliart. Une longévité qui lui a permis d’apporter une dynamique incontestable à la paroisse Saint-Roch.

L’abbé Leblanc, ordonné prêtre en 1945, était issu d’une famille très chrétienne. Il fut successivement vicaire à Fives, à Saint-Louis à Tourcoing et enfin à Saint-Nicolas à Wasquehal avant d’être nommé curé à Saint-Roch. Dès son arrivée, il recrute des laïcs et développe les différents mouvements de la paroisse. C’est un «recruteur» né. C’est grâce à cette dynamique que la paroisse connaît une vitalité et un rayonnement hors pair.

 Efficace et parfois rigoureux, sa haute stature et sa forte voix lui conféraient une autorité que justifiait son souci permanent de la bonne marche de sa paroisse. Il est attentif à toutes les tranches d’âge, enfants, jeunes, ados, foyers et personnes âgées. Les enfants de chœur sont pour lui très importants, non seulement dans le déroulement de la messe, mais aussi dans toutes les célébrations religieuses. Pour les jeunes, après la préparation de la profession de foi, il imagine avec Jérôme Duprez les formidables mouvements Retrouvailles et Départs et Passages ; vous retrouvez dans nos colonnes l’histoire de ces jeunes engagés dans la découverte de la foi.

 L’abbé Leblanc était très proche des personnes âgées avec le foyer fraternel des anciens et aussi des malades qu’il visitait régulièrement à la clinique Saint-Roch. L’école Saint-Roch retenait également toute son attention. Il tenait à ce que son église soit impeccable et toute belle. Il n’a pas hésité à faire réaliser des travaux importants dans l’église, avec notamment la modification du porche et l’installation du chauffage à air pulsé.

 Les spectacles, animations et kermesses ne manqueront pas avec toujours le souci de faire participer le plus grand nombre. Pour la kermesse paroissiale, la cheville ouvrière était Marcel Bataille. Il réussissait le tour de force de réunir une solide équipe de bénévoles fin août de chaque année pour l’organisation de la kermesse «K» le premier week-end de septembre sous chapiteau, rue de la Montagne.

 Sœur Emmanuelle à Roncq

 Du côté des animations, l’abbé Leblanc a fait venir en l’église Saint-Roch les Petits Chanteurs à la croix de bois, Henri Tisot et John Littelton. Mais sa plus grande fierté était d’avoir accueilli dans son église sœur Emmanuelle. Au cours de son homélie, elle avait capté l’attention de tous les fidèles qui en retour ont réuni plusieurs millions de francs à l’époque au profit des chiffonniers du Caire.

 Retenons aussi l’accompagnement des malades à Lourdes, les premières messes en plein air lors de la fête des moissons, la reconstruction de la chapelle Notre-Dame de Grâces.

 L’abbé Leblanc pose les premières bases de la future paroisse du Christ Ressuscité en créant avec l’abbé Robert Héquette, curé de Saint-Piat, votre journal paroissial Roncq 2 églises, 1 cité. Après le départ de l’abbé Leblanc en 1995, l’abbé Jacques Carrez, curé de Saint-Piat depuis 1993, crée la paroisse du Christ Ressuscité en réunissant les paroisses Saint-Piat et Saint-Roch.

 L’abbé Paul Leblanc décède le 1er novembre 2009 à l’âge de 90 ans. Il laisse aux paroissiens de Saint-Roch le souvenir d’un prêtre dynamique, attentif à tous et dévoué à sa paroisse.

 Pascal Deneuville

 

                                                                                                                   

L'Abbé Robert VERPRAET,

 un prêtre enraciné dans l'histoire de notre paroisse

 Poursuite de notre rubrique sur les prêtres qui se sont succédé dans notre paroisse. Aujourd'hui l'abbé Robert VERPRAET qui fut Curé de la Paroisse Saint-Piat de 1972 à 1983 

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Aumônier de l'Action Catholique, Président de l'Office Technique de Presse Populaire, l'abbé Robert Verpraet a été curé de la paroisse Saint-Piat d'octobre 1972 à 1983. Il succédait à l'abbé Robert Héquette. Né en  1921 à Croix, ordonné prêtre en 1948, il devient d'abord Vicaire au Sacré Cœur à Roubaix, puis il rejoint ensuite Armentières et les secrétariats sociaux de la JOC et de l'ACO.

 A son arrivée à Roncq en  1972, il trouve une ville en pleine expansion démographique suite à la création des nouveaux quartiers du Lierre et des Chats Huants.

 Réservé mais attentif, discret mais tenace, il va acquérir rapidement une bonne connaissance des Roncquois et de leur vie quotidienne. Il éclairait d'un sourire une détermination à laquelle les plus hésitants ne pouvaient résister...

 Il savait recruter et mobiliser les énergies pour faire vivre les mouvements et services de la paroisse. Il était attaché au respect de l'autre dans ses convictions tout en restant à l'écoute. Une connaissance parfaite des écritures et son don pour la communication lui ont permis de propager la foi vers les paroissiens.

 Une étude sur Roncq

 Spécialiste de l'audiovisuel on lui doit une étude réalisée en 1981 avec le C.E.A.S (1)  sur la ville de Roncq dans laquelle est dressé un panorama complet de la ville, de ses habitants, des entreprises, de l'habitat, et du cadre de vie. Ce travail avait servi de base à un diaporama "Un Regard sur Roncq". Ce document, que nous avons pu nous procurer, permet de situer l'évolution de notre commune dans le temps.

Ci-dessous lien pour lire ou télécharger cette étude sur Roncq de 1981 :

Etude sur Roncq - Abbé Robert Verpraet 1981.pdf

 Les Dossiers de l'écran

L'abbé Robert Verpraet a également participé avec brio à l'émission de télévision "Les Dossiers de l'Ecran" le 12 février 1974 en compagnie de M. Yves Croes, Maire de Roncq à l'époque. Ce débat, sur les rapports entre communistes et chrétiens, était précédé par la projection du film "Don Camillo".  Cette participation lui a valu une certaine notoriété dont il ne se souciait guère et qui n'a pas altéré sa modestie coutumière. Au cours du débat, dont nous avons également pu nous procurer le compte rendu exhaustif, l'abbé Verpraet avait su faire preuve de fermeté notamment dans le domaine de la liberté d'enseignement et il tenait à préciser qu'une liberté sans lui donner les moyens de s'exprimer était un leurre.

Ci-dessous lien pour lire ou télécharger l'intégralité des débats des Dossiers de l'écran du 12 février 1974 :

Débats Dossier de l'écran du 12 Février 1974.pdf

 En Octobre 1983, il est nommé curé-doyen de St Vaast à Armentières puis archiprêtre  de cette même ville ainsi que responsable de la résidence Notre Dame de la Treille puis Président de l'OTPP (2). Il tenait tout particulièrement à ce que le journal paroissial soit diffusé "toutes boîtes aux lettres" car il précisait que c'était un outil indispensable pour la propagation de la foi auprès de tous.

 Les derniers mots prononcés par l'abbé Verpraet, quelques jours avant sa disparition le 31 août 2007, résonnent comme un testament pour tous les chrétiens :

"J'essaie d'être disponible pour les autres".

 L'abbé Robert Verpraet figure aujourd'hui  parmi les pasteurs qui ont marqué durablement la vie de notre paroisse.

 Pascal DENEUVILLE

 (1) CEAS : Centre d'Etudes et d'Action Sociale

(2) OTPP : Office Technique de Presse Populaire

Abbé Verpraet en famille en 2002.jpg

En 2002, l'abbé Robert Verpraet en famille.

                                                                                                                  

 Poursuite de notre rubrique sur les prêtres qui se sont succédé dans notre paroisse. Première partie du témoignage de l’abbé Francis Vandaele qui a été présent à Roncq de 1967 à 1977.

 L’abbé Francis Vandaele,

l'amour de la rencontre

 Abbé Francis VANDAELE - 1971 - Image compressée.jpg «1967-1977 : voilà bientôt quarante ans que j’ai vécu à Roncq les dix premières années de mon ministère et même au delà puisque l’accompagnement des mouvements de jeunes et d’adultes a été permanent dans ma mission (ACE,JOC, MRJC, ACO et CMR1).

Dès mon arrivée, j’ai été accueilli par l’abbé Robert Héquette, curé, et par l’abbé Jean-Marie Vandenbergue avec lesquels j’ai eu la chance de vivre une heureuse collaboration dans une entente fraternelle. Tout jeune prêtre, j’ai été mis tout de suite dans le bain. D’origine rurale, j’avais tout à découvrir du monde ouvrier urbain. 

 Visites de quartier, découvrir des gens différents, croyants ou non, j’aimais cela. L’accueil était toujours franc et souvent très fraternel, même si parfois la porte ne s’ouvrait pas facilement. Les partages de vie dans les équipes, les engagements de jeunes et d’adultes m’ont passionné. Chercher avec d’autres les chemins du Seigneur dans les réalités de la vie a nourri ma foi et a été déterminant dans mon parcours de prêtre. Merci à tous ces jeunes et adultes qui ont été de véritables témoins pour moi. 

 JOC Paris 67

 Il y a eu des temps forts comme le rassemblement national de la JOC à Paris en 1967. Nous étions une vingtaine à y participer, les contacts ne sont pas encore rompus ! Les créations de chaque nouvelle équipe de jeunes ou d’adultes étaient pour moi une nouvelle aventure avec des chrétiens dans leur vie de croyants ou de “chercheurs” de Dieu, en écoles, entreprises, associations ou syndicats ou même dans leur vie familiale. Je m’en réjouis d’autant plus que ces rencontres mettaient en relation des chrétiens avec d’autres aux idées différentes… C’est un peu mon côté missionnaire. Je venais en effet de vivre deux ans en Haute-Volta (devenue Burkina Faso). La tâche était multiple, mais nous avons eu la chance de recevoir l’aide d’un séminariste en formation, René Delannoye, qui nous a bien aidé pour l’ACE. 

 Le concile Vatican II s’était terminé en 1965 et un nouveau visage d’Église était à découvrir et à vivre pour tous, prêtres ou laïcs. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accueilli et soutenu ; c’était d’autant plus précieux que je venais de perdre mon bras droit en janvier 1970. C’était l’époque où on commençait à “manquer de bras” dans le clergé ! Après trois mois de convalescence, retour à Roncq pour la Semaine Sainte… et la première tâche que me confia l’abbé Héquette fut le chemin de croix du vendredi saint… Ça ne manquait pas d’humour !»

  Témoignage recueilli par Pascal Deneuville

 (1) ACE : Action catholique des enfants

ACO : Action catholique ouvrière.

CMR : Chrétiens dans le monde rural.

JOC : Jeunesse ouvrière chrétienne.

 

MRJC : Mouvement rural de la jeunesse chrétienne.

 

 A suivre. Nous publierons la seconde partie du témoignage

de l’abbé Francis Vandaele dans notre journal du mois de juin 2015.

JOC Depart Paris 67 - 30 Juin 1967 - Image compressée.jpg

 Départ pour le rassemblement JOC Paris 67, le 30 juin 1967.

– Accroupis, de gauche à droite : Gaétan Willemetz, Hubert Ledoux, Albert Lacroix,

Jacqueline Michel et Bernard Casier.

– Debout, de gauche à droite : Abbé Francis Vandaele, Marguerite-Marie Duprez,

Rita Bocktaels, Thérèse Casier, Francine Bocktaels, Martine Doye,

Geneviève Bocktaels, Myriam Terryn, Brigitte Deleplancke, Georgiane Dhalluin,

Jean-Luc Vermeersch, Anne-Marie Ledoux, Géraldine Denève et Christian Paré.

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L'Abbé Francis VANDAELE

Aumônier des Chrétiens dans le monde rural

 

Poursuite de notre rubrique sur les prêtres qui se sont succédé dans notre paroisse. Aujourd'hui la seconde partie du témoignage de l'abbé Francis VANDAELE qui a été présent à Roncq de 1967 à 1977.

Abbé Francis VANDAELE - Juillet 2006 - Abondance - PD - Compressée.jpg

L'Abbé Francis VANDAELE en 2006

 " Un tournant a été le départ  de l’abbé Héquette pour Templeuve à Pâques 1972. Son successeur, l’abbé Robert VERPRAET n’arriverait qu’en octobre et il fallait assurer la préparation à la Confirmation de nombreux enfants en plus  du nombre croissant des enfants à catéchiser. On construisait partout à Roncq : le Lierre, Les Chats Huants. Il fallait chercher des catéchistes, repérer des personnes à qui proposer un lieu d’échange, une  équipe ou une tâche au sein de l’Eglise. Cela ne m’a jamais coûté, au contraire, j’avais la chance de recevoir beaucoup d’aide.

 

Que de souvenirs… le plus dur fut une bonne dépression en octobre 1976. Je n’en étais pas encore remis qu’on me proposait un changement de poste en septembre 1977 pour Merville.

L’année 1978-79 s’est passée à mi-temps en formation à Paris et en 1980 je fus nommé curé de la paroisse du Sacré Cœur à La Gorgue partageant mon temps entre la paroisse et les mouvements  ruraux. Avec l’abbé Henri Chombart, nous avions la chance d’avoir avec nous Léo qui assurait l’accueil, le service de la maison et la catéchèse des jeunes. Malheureusement elle décède en 1985 emportée par un cancer. Beaucoup de Roncquois assistaient à ses funérailles manifestant ainsi l’estime qu’elle laissait autour d’elle. 

 

Au Mexique en 1988 ! 

1988 - Mexique - Image compressée.jpg

L'Abbé Francis VANDAELE au Mexique en 1988

à côté de l’église de EL OLIVO, 

église en reconstruction suite au tremblement de terre au début des années 80

 

 Surprise : en 1988 l’évêque de Tacambaro au Mexique me demande si j’accepterais d’aller travailler avec des religieuses à la fondation d’une paroisse dans la montagne.

Le diocèse d’une étendue immense ne disposait  que de 45 prêtres à l’époque, mais d’une jeunesse à faire envie à tous les évêques de France ! C’était le temps aussi où il nous fallait préparer l’avenir avec moins de prêtres chez nous. Les évêques de Tacambaro et de Lille s’étaient consultés et attendaient ma décision. Comment peut subsister une Eglise vivante avec très peu de prêtres ? C’était le cas là-bas. Pourquoi ne pas  aller voir ? Après consultation auprès du CMR et de la paroisse, on me donnait leur accord, sans que je sois remplacé… mais à condition que je revienne ! C’est ainsi que ma mission est devenue double : collaborer là-bas à la fondation d’une nouvelle paroisse d’une quinzaine de villages dispersés dans la montagne, et la transmission ici de la manière dont ils s’organisent en Eglise là-bas… Cette mission m’avait été donnée pour un an. Au retour, notre évêque me nommait aumônier diocésain du CMR. 

En 1992, au moment du regroupement paroissial, je suis parti à Méteren, L’objectif était de fonder une maison  au service de tous les mouvements ruraux en lien avec la pastorale rurale du diocèse. Cette maison a  été mise en place à mon départ en 1998 lorsque j’ai demandé à être remplacé puisqu’entre temps l’aumônier de l’ACE et du MRJC  était décédé et la charge m’était devenue trop lourde. 

C’est donc à Morbecque que j’ai été envoyé tout en gardant la tâche d’aumônier adjoint pour les mouvements ruraux du diocèse. Cette mission s’est terminée en 2010 suite à de graves problèmes de santé. Depuis, je me retrouve donc en repos ‘forcé’ à Hazebrouck. J’ai toujours entendu dire, et répété moi-même, que les malades ont aussi une place dans l’Eglise… une nouvelle étape à vivre ! "

 

Merci Francis pour ton témoignage et le travail immense accompli au sein de l'Eglise. 

Témoignage recueilli par Pascal DENEUVILLE

ACE       : Action Catholique des Enfants

CMR      : Chrétiens dans le Monde Rural

MRJC   : Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne

 

                                                

 

L’abbé Pierre Chuffart. (1983-1993)

1992 - Communion Solennelle - Abbé Chuffart.jpg

Communion solennelle en mai 1992 avec l’abbé Pierre Chuffart

 C’est en 1983 que l’abbé Pierre Chuffart est nommé curé de Saint-Piat. Il succède à l’abbé  Robert Verpraet. À son arrivée, il connaît bien notre agglomération puisqu’il a été, pendant dix ans, vicaire à Saint-Hilaire à Halluin. C’est à son retour de travail obligatoire en Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale qu’il se tourne vers la vocation religieuse. Il est ordonné prêtre en 1955 et commence son activité pastorale à Saint-Piat… à Seclin, puis à Halluin avant d’être nommé responsable paroissial de Saint-Nicolas à Wasquehal en 1974.

 Il a une prédilection pour l’animation des groupes de jeunes. Lors de son passage à Halluin, il organise de nombreux camps de vacances pour les jeunes de la paroisse et aussi de Roncq dont certains se souviennent encore, par exemple, le camp aux Houches en Savoie dans les années 1960. Lors des animations, il avait aussi des talents de clown.

 À Roncq, il anime les retraites de profession de foi et participe aux weekends «Retrouvailles et départ». À son arrivée en 1983, il est secondé pendant cinq ans par l’abbé Jean-Marie Vandenberghe. L’abbé Chuffart a noué un grand nombre de liens avec les groupements paroissiaux qui ont gardé de lui le souvenir d’un prêtre toujours disponible et au service de sa paroisse. «Un prêtre, c’est comme un médecin, les gens ont besoin de dire leurs peines, leurs joies. Il faut savoir les écouter», expliquait-il Il disait aussi que «le travail investi pour l’enseignement du catéchisme n’est pas du temps perdu». De même, les réunions de préparation au mariage : «C’est principalement l’explication de l’amour dans le temps, c’est-à-dire l’essentiel.»

 Déjà, lors de son départ de Roncq en 1993, il signale que sa plus grande souffrance est de voir des jeunes compétents et qualifiés ne pas trouver de travail. Pour lui, «tout homme a besoin d’être reconnu, quel qu’il soit».

 En 1993, à l’âge de 71 ans, il quitte Roncq avec regret pour rejoindre l’équipe des prêtres de Tourcoing-Est (Marlière Croix-Rouge). En 2003, il rejoint la maison Saint-Jean à Lille où il décède en janvier 2010.

 Très proche des jeunes, ceux-ci l’appelaient affectueusement «Chu-chu».

 Pascal Deneuville

                                                                                                                         

Quelques livres et documents historiques

sur l'histoire de la Paroisse

Deux tomes ont été récemment édités par Ecridis  http://ecridis.nordblogs.com/   sur la Paroise de Roncq. Ces ouvrages retracent le patrimoine spirituel et mobilier de la paroisse de Roncq et de ses deux églises.

Le premier tome traite l'histoire des églises, des prêtres et religieux, des institutions et des mouvements divers. Ce livre est actuellement épuisé, une liste d'attente est établie en vue d'une réédition.

Le second tome complète le premier en ouvrant une large porte aux écoles catholiques de Roncq, et aux témoignages de paroissiens de souche.

Photo couverture du livre sur la Paroisse Tome 1.jpg

2013 - Projet 2  Couverture Tome 2 La paroisse de Roncq - Ecoles et Rencontres.jpg

 

                                                                                                                                                     

Registre de la Paroisse St Piat.jpg

 

Les archives des Paroisses Saint-Piat et Saint-Roch ont été regroupées depuis quelques années au niveau du Diocèse de Lille  dans le cadre de la sauvegarde des documents historiques de toutes les paroisses.

Le journal manuscrit rédigé par les Curés successifs de la Paroisse Saint-Piat couvre la période de 1837 à 1966 et décrit la vie de la paroisse au fil des multiples évènements qui ont émaillé cette période... Une seconde partie décrit également les recherches historiques sur Roncq et apporte un éclairage sur Roncq pendant la Révolution. 

Pour information, les archives des anciennes paroisses Saint-Piat et Saint-Roch à Roncq sont conservées aux archives diocésaines sous les cotes 286 P et 287 P. Les archives diocésaines peuvent être consultées sur rendez-vous : Contact : archivesdiocesedelille@nordnet.fr  74 Rue Hippolyte Lefebvre - Lille Tél. 03.28.36.38.71.  

 

                                                                                                                                                      

 

Crèche.jpgCrèche et symboles

 Noël approche. La réalisation d’une crèche fait partie des coutumes catholiques. C’est au XIIIe siècle que saint François d’Assise eut l’idée, lors d’une fête de Noël en Italie, de rassembler hommes et animaux pour constituer une crèche vivante selon la description de l’évangéliste Luc. Peu à peu, l’usage se répand partout dans le monde. Progressivement, des figurines façonnées par sculpteurs et santonniers remplacent les personnes vivantes. Ces crèches apparaissent dans les églises vers le XVIe siècle et plus tard dans les foyers.

 Le mot «crèche» désigne à l’origine une mangeoire pour les animaux. Selon saint Luc, Marie a déposé l’Enfant-Jésus dans la mangeoire d’une étable où Joseph et elle avaient trouvé refuge. L’évangéliste ne mentionne pas la présence de l’âne et du bœuf. On dit que leur haleine servait à réchauffer l’Enfant. L’âne est le compagnon de voyage par excellence. Il a mené Marie de Nazareth à Bethléem pour le recensement. C’est la monture sur laquelle Jésus est rentré à Jérusalem le jour des Rameaux. Quant au bœuf, animal qui tire la charrue, il est l’image de la droiture et du travail ; il porte le bois et est sacrifié à la fin de sa vie. Jésus, dans sa passion, porte le bois pour monter au calvaire.

 Selon saint Luc, les bergers sont les premiers à répondre à l’appel de l’ange pour venir rendre grâce et adorer Jésus qui vient de naître. Représentant les humbles auxquels Jésus sera particulièrement attentif, ils occupent une place de choix dans la crèche. Les Mages, évoqués dans l’évangile de saint Matthieu, sont considérés comme les descendants des trois fils de Noé. Melchior représente les Africains, Balthazar les Asiatiques et Gaspard les Européens. L’étoile qui les guide symbolise le chemin indiqué par Dieu pour trouver la Vérité. Les cadeaux qu’ils apportent dans leurs coffrets révèlent le mystère de Jésus : l’or parce qu’Il est Fils de Dieu, l’encens (utilisé pour le culte) parce qu’Il est prêtre, la myrrhe (parfum, baume) parce qu’Il est homme. Les crèches de Provence, région natale de la mère de saint François, comportent un très grand nombre de personnages et d’animaux. Ces santons («petits saints» en provençal) représentent les hommes de toutes les catégories sociales dans leur vie quotidienne, exerçant leurs métiers. Tous sont présents pour célébrer la naissance du Christ.

 Édith Cosyn

  Echos Paroisse Dec 2014 - 9 - Galette des Rois.jpg

Les origines de la galette des Rois

 Vous allez certainement déguster une galette des Rois à l’occasion de l’Épiphanie début janvier. Mais savez-vous d’où vient cette coutume ?  

 Son origine remonterait à l’Antiquité romaine. Début janvier, les Romains honoraient le dieu Saturne pendant sept jours où «tout était permis». Des haricots étaient glissés dans les gâteaux pour désigner l’esclave qui devenait «roi du jour» et avait ainsi le droit de faire ce qu’il voulait pendant une journée. Certains évoquent également une tradition du Moyen Âge : lorsqu’on payait sa redevance (impôt) au seigneur, on lui offrait aussi un gâteau appelé «le gâteau des Rois ».  

Rappelons que l’Épiphanie est une fête chrétienne. Dès le IVe siècle, les chrétiens commémorent le jour où une étoile est apparue aux Rois mages et les a guidés par sa lumière vers Jésus nouveau-né pour qu’ils puissent l’adorer. D’origine grecque, le mot «épiphanie» signifie «apparition». Cette fête célèbre donc la manifestation de la lumière. Au XIIIe ou XIVe siècle, les chrétiens servent la galette à l’occasion de l’Épiphanie qu’on appelle aussi «jour des Rois» en référence aux Mages. Par sa forme ronde et sa couleur dorée, ce gâteau rappelle la lumière du soleil, signalant que les jours commencent à s’allonger.  

À l’époque, on le partage en autant de portions que d’invités plus une, «la part du Bon Dieu» ou «part de la Vierge», offerte au premier pauvre qui passe. Petit à petit, l’Épiphanie devient l’occasion de «tirer les rois» en famille ou entre amis : une fève est cachée dans la galette et la personne qui l’obtient devient le roi de la journée. Fête chrétienne, fête populaire, la tradition perdure au cours des siècles, avec ses rituels et ses variantes !

 

Édith Cosyn 

                                                                                                                            

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Circuit pédestre

des Niches

et Chapelles de

Roncq

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Nous nous permettons de publier le circuit pédestre permettant de redécouvrir les niches et chapelles de Roncq. Ce circuit a été réalisé il y a quelques années par le Club Roncquois d'Histoire Locale et "Roncq en Marche" de l'Union des Familles que nous remerçions.

Cliquez sur le lien ci-dessous (fichier PDF)  pour obtenir ce circuit que vous pourrez imprimer chez vous avec votre ordinateur.

Circuit pédestre Niches et Chapelles de Roncq.pdf

 

                                                                                                                                           

La vie de la Paroisse

pendant la Grande Guerre

 L'année 2014 est consacrée au niveau national au centenaire du début de la Grande Guerre.  Cette année nous vous proposons de retracer quelques évènements importants qui se sont déroulés dans la paroisse au cours du conflit.

 1 - L'enlèvement des cloches par les Allemands en 1917

 Roncq a été occupée dès le 5 octobre 1914 par les troupes allemandes. Pendant 4 années les Roncquois vont subir les privations, les réquisitions, les contributions de guerre et même des prises d'otages pour faire pression sur la population. Les églises St Piat et St Roch n'ont pas été épargnées par l'occupant. En 1917, les allemands enlèvent les cloches des églises pour en récupérer le bronze.

Grâce aux annales paroissiales nous en savons un peu plus sur l'origine des cloches enlevées par les Allemands et plus particulièrement de la plus grosse prénommée "Marie-Raphaël" qui pèse 2.100 Kg.

Cette dernière a remplacé en 1899 l'ancienne cloche qui datait de 1839... En effet celle-ci n'avait pas de "couronne" et de grosses griffes avaient été introduites par le haut comme moyen de suspension. Plusieurs fois par an il fallait intervenir pour resserrer d'un côté ou d'un autre. Et il arriva ce qui devait arriver, la cloche de 1839 se fêla...

 La cloche de l'exposition universelle

 En 1899, sur l'initiative de l'Abbé ALLARD, Curé de la Paroisse St Piat, une souscription auprès des paroissiens permet la fonte d'une nouvelle cloche par MM. Drouot et Thurin, fondeurs  à Douai. A l'origine, le moule était destiné à une cloche pour l'exposition universelle de 1900 à Paris ; il servira en fait pour la cloche "Marie-Raphaël" de l'Eglise St Piat.

 C'est la raison pour laquelle celle-ci portait l'indication "Exposition Universelle de 1900".

 Le bronze pour faire des canons...

Cette cloche remarquable fut jetée du haut du clocher de l'église St Piat par les allemands le 30 juillet 1917 afin d'en récupérer le bronze pour en faire des canons... Seule la cloche prénommée "Germaine-Léontine" sera épargnée. Toutes les autres cloches de St Piat sont ainsi enlevées par l'occupant  et le 20 août 1917 c'est au tour des cloches de St Roch,  puis ce sera les tuyaux de l'orgue de St Piat.

  Le clocher miné en 1918

Le clocher de St Piat, qui a abrité un poste de télégraphistes au début de la guerre, fut miné en 1918 et a faillit sauter. Grâce à la vigilance de l'abbé DUFLO, curé de l'époque, le danger fut rapidement écarté....

 Le 18 octobre 1918,  c'est la seule cloche restante du clocher de St Piat qui annonce la libération de la commune avec l'arrivée des soldats anglais.

 Après la guerre, les dommages de guerre et les dons des paroissiens permirent de faire fondre de nouvelles cloches.

Nous publions ci-dessous une photo inédite de la grosse cloche lors de sa bénédiction par le chanoine DEBRABANT, curé-doyen de Notre Dame à Tourcoing. le 10 décembre 1899.

 Pascal DENEUVILLE

Cloche Marie-Raphaël de 1899 - image compressée couleur sépia.jpg

  La cloche "Marie-Raphaël" bénie le 10 décembre 1899

enlevée par les Allemands en 1917

Photo : Annales de la Paroisse St Piat 

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2 - Le Cercle Paroissial St Louis dans la tourmente

 Le 3 août 1914, une messe est célébrée en l'église Saint Piat pour le départ des premiers Roncquois mobilisés. Ils seront près de 600 à partir pour le front ; 213 ne reviendront jamais...

 Parmi ces jeunes gens mobilisés figure une grande partie des membres de la Jeanne d'Arc, la jeune société de gymnastique fondée en 1908. Eugène DUPREZ, son Président, avait à peine 18 ans. Albert VANWOLLEGHEM, jeune séminariste, avait lui 20 ans.

  Le Cercle paroissial Saint-Louis, rue de la Latte est occupé dès le début de la guerre par les Allemands qui en font un lieu de cantonnement. La bourloire servira d'écurie pour les chevaux qui se feront les dents sur l'entourage en bois de la piste...

  Grâce aux transcriptions des documents sur les "dommages de guerre" faites en son temps par Madame Jacqueline VERHULST, nous en savons un peu plus sur les dégâts occasionnés par les Allemands dans les bâtiments du cercle. Murs partiellement démolis,  menuiseries et portes enlevées pour en récupérer le bois pour le chauffage suite à la pénurie de charbon,  pavements abimés, carreaux cassés, piste de bourle à refaire... la liste des dégâts est longue...

  La salle de gymnastique qui a servi de magasin de ravitaillement ne sera de nouveau disponible qu'en 1920 pour les sportifs de la Jeanne d'Arc.

  Neuf de ses membres sont tombés au champ d'honneur au cours des combats, principalement dans la Meuse, l'Aisne, la Marne et même en Belgique.

La plaque commémorative  

C'est en septembre 1924, que le Cercle Saint-Louis, lors de sa reconstitution, a pris comme première décision d'honorer ses membres disparus au cours de la guerre en installant une plaque commémorative dans les locaux du cercle paroissial.

  Une émouvante cérémonie religieuse en l'église Saint Piat précèdera le cortège emmené par La Philharmonie et la Jeanne d'Arc. La plaque commémorative était portée par MM. Gaston LEBRUN, Henri VANWOLLEGHEM, Julien BOCKTAELS et Gaston HAQUETTE. La cour du cercle était trop petite pour contenir la foule de parents et amis.

  M. Pierre LECOMTE, Président de l'association Saint-Louis et des anciens combattants a remis à M. le Curé DEBUSSCHE la garde de la plaque et a évoqué avec émotion la mémoire et le sacrifice des disparus.

  Fin d'année 2003, au moment de la démolition des bâtiments du cercle paroissial, la plaque commémorative a pu heureusement être sauvegardée.

  Elle est aujourd'hui entreposée dans un local annexe de la bourloire Saint-Louis.

  Espérons qu'en cette année du centenaire du début de la "Grande Guerre", la réinstallation officielle de cette plaque commémorative dans la bourloire puisse être faite, avec l'aide de la municipalité, afin de perpétuer le souvenir de tous ces jeunes gens morts pour la France.

  Pascal DENEUVILLE

 

Plaque 1914-1918 (3) compressée.jpg

 

Plaques réinstallées Bourloire St Louis début Nov 2015.JPG

Les plaques commémoratives des membres du Cercle St Louis morts 

pendant les guerres 1914-1918 et 1939-1945

ont été réinstallées à la Bourloire Saint-Louis début novembre 2015

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3 - Un hôpital militaire allemand

dans l'Ecole Immaculée Conception

 Dès le début de la guerre, Roncq était devenue un village de garnison allemande avant la montée des soldats vers le front, notamment pour la bataille d'Ypres. Les soldats sont hébergés chez l'habitant ou occupent les écoles.

La maison des vicaires (Entrée actuelle salle Catry, côté rue des Arts) fut réquisitionnée par l'occupant pour en faire la Kommandantur. Elle deviendra après la guerre la Mairie de Roncq en remplacement de celle située devant l'église St Piat.

 Suite aux difficultés d'approvisionnement, les Allemands vont mettre en place l'évacuation des habitants en plusieurs vagues successives.

 Evacuation des enfants vers la Belgique

 C'est ainsi que des enfants de l'Ecole Immaculée Conception (actuelle école Saint-François) vont être évacués dès 1916 vers Zomergem dans la région de Bruges en Belgique. (notre photo)

En septembre 1917, la congrégation des sœurs  de Sainte-Thérése d'Avesnes, qui avait en charge  l'Ecole Immaculée Conception, a été forcée d'abandonner tous les bâtiments des classes et de la maison d'habitation jusqu'à la fin de la guerre.

Hôpital militaire dans l'école

L'école Immaculée Conception, construite vers 1912 rue de la Latte,   sera réquisitionnée par l'occupant. Elle deviendra un hôpital militaire allemand. Juste à côté il y avait un café avec une bourloire où l'on déposait les soldats morts avant de les enterrer au cimetière du centre dans un  carré dédié aux soldats allemands.

 Au départ des Allemands, quantité de dégâts ont été constatés dans les bâtiments de l'école et dans la maison des sœurs. Des fils électriques avaient été posés par les Allemands dans la maison d'habitation (enlevés après la guerre) et les planchers des chambres brûlés.  Dans les cinq classes et les classes "d'asile" (maternelles), les  plafonds et peintures étaient à refaire. Toutes les tables et les bancs des classes avaient été enlevés, certainement pour en récupérer le  bois pour le chauffage...

 A la Libération, c'est progressivement le retour des réfugiés et des soldats. Tous ne reviendront pas....

Si c'était la joie de voir la fin des hostilités, ce n'était pas pour autant la vraie joie. Aucune famille n'a été épargnée pendant la guerre avec la perte d'un père, d'un mari ou d'un proche parent.

 Mais on imagine la joie de voir les enfants de retour dans les familles. Quelle ne fut pas la stupéfaction des parents de constater  que certains enfants ne savaient plus parler le français... !

 Pascal DENEUVILLE

Enfants évacués en 1916.jpg

                                                                            1       2                       3

 Quelques enfants de l'Ecole Immaculée Conception réfugiés en Belgique en 1916.(Photo Bernadette Bocktaels)

 Sur la photo, au premier rang :

1 : La petite fille au milieu est Marguerite Stehlé, décédée à l'âge de 101 ans en 2013 (épouse Gérard Bocktaels)

2 : Madeleine Stehlé

3 : Germaine Stehlé 

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4 - Le ravitaillement en 1918

dans les locaux paroissiaux

En avril 1918, le nouveau comité de ravitaillement s'installe dans les locaux paroissiaux (salle de bibliothèque) suite à un scandale intervenu dans l'ancien comité situé précédemment rue de Bousbecque. En effet, des vols de nourriture ont été constatés en janvier 1918 parmi le personnel de ravitaillement et une enquête de police est ouverte...

 En février, il règne toujours une grande effervescence au sujet du comité de ravitaillement. Une pétition circule réclamant une enquête au niveau supérieur. Le Conseil municipal exige également une enquête.

 Cette situation était particulièrement déplorable en ces temps de guerre où les privations alimentaires étaient déjà difficiles à supporter par la population. Des tickets et des cartes de rationnements règlementaient la distribution des vivres de première nécessité. Le pain était de mauvaise qualité car le boulanger était obligé d'inclure des pommes de terre dans la pâte pour palier au manque de farine. On l'appelait le "pain "K.K".

 Les denrées alimentaires provenaient également des secours envoyés par la Croix Rouge américaine. Après la guerre des distributions de matériel et ustensiles de cuisine furent organisés car la population manquait de tout.

 Suite à ce scandale, un nouveau comité de ravitaillement est constitué et la population, toujours soumise au rationnement, se rendra désormais dans les locaux paroissiaux pour obtenir ce peu de nourriture qui leur était accordée.

 De cette période de privations, les anciens de la commune en avaient gardé des souvenirs douloureux. C'était une des raisons pour laquelle ils ont conservé à leur domicile, longtemps après les deux guerres, "tout ce qui pouvait resservir" car ils savaient ce que c'était les privations... Dans la société de consommation de nos jours il est parfois difficile de se rendre compte ce qu'ont vécu nos anciens.

Pascal DENEUVILLE 
Ravitaillement à Roncq dans les Locaux Paroissiaux - Avril 1918.jpg
Le nouveau personnel de ravitaillement en avril 1918 dans les locaux paroissiaux
 
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Dernier article sur la vie de la paroisse pendant la Grande Guerre de 1914-1918

 5 - Les soldats donnent de leurs nouvelles à leur famille

Gustave Bockstaels.jpg

 Le courrier est un élément important dans les familles pour avoir des nouvelles de leur soldat.

 Le 16 novembre 1914, Gustave BOCKTAELS écrit à sa famille. Il indique qu'il est en bonne santé mais il a appris que Roncq avait été envahie par les Allemands et il est inquiet pour sa famille. Il sait  que les Allemands ont procédé au pillage dans Roncq. Il pense beaucoup à ses parents : 

"Vous êtes plus malheureux que moi".

 Il précise que pour lui il n'y a, pour l'instant, pas de danger car il ne partira pas pour le front avant le mois de janvier. "Chers parents, ne faites pas de chagrin pour moi, je suis plus heureux que vous...". Il indique qu'à Armentières les Allemands ont tué des civils et il espère qu'à Roncq ce n'est pas le cas...

 "Si je reviens, je sais qu'il y aura du changement à Roncq,  même à Tourcoing, Roubaix et Lille. J'espère vous revoir un jour. Voici trois mois que je suis parti, mais je ne suis pas malheureux. Je sais qu'il y a déjà beaucoup de soldats roncquois morts. J'ai eu aussi des nouvelles de camarades roncquois. J'espère que nous ne serons pas tous tués et que l'on pourra tous se revoir ensemble. Il y a des malades qui ont la fièvre typhoïde, mais moi j'ai été vacciné. Vous savez que j'ai souvent les larmes aux yeux en pensant à vous. Si je pars au feu, je ne vais pas avoir froid aux yeux, je ferai mon devoir. Chers Parents, ne faites pas de chagrin pour moi, je vous embrasse de loin en attendant de pouvoir le faire de près."

 Gustave BOCKTAELS sera blessé au cours des combats en Belgique. Il décèdera des suites de ses blessures de guerre le 8 Mai 1915 à l'hôpital de Steenvoorde - Poperingue en Belgique. Il était 2ème classe dans le 8ème régiment de tirailleurs. Il avait 21 ans.

Par ce témoignage nous souhaitions rendre hommage au sacrifice de tous ces jeunes soldats roncquois morts pour la France.

 Nous invitons nos lecteurs à se recueillir sur les tombes de nos soldats au cimetière. Vous pouvez aussi vous rendre au cimetière national de Notre Dame de Lorette où "L'anneau de la Mémoire" réunit 600.000 noms de soldats de toutes nationalités morts au cours des combats dans la région et réunis ainsi dans une même fraternité.

 Pascal DENEUVILLE

   IMG_4654 - Compressée.JPG

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