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EDITORIAL

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Relisez

les éditos

du

Père Jean Baptiste

 

 

Edito N° 184 - Décembre 2017

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Nous voilà repartis

 «Rien de nouveau sous le soleil», dit l’ecclésiaste (I, 9b) ? Si, les formes changent mais le fond demeure. C’est l’Avent, temps de préparation à Noël, fête chrétienne majeure de fin d’année. C’est le temps de l’attente, de la vigilance, de la préparation à la venue d’un Sauveur. C’est «être connecté et fonctionnel» : disponible pour un contact, s’ouvrir au message d’un projet et engagement. Dieu vient dans notre monde ! Sommes-nous en réseau pour être signe de sa présence. Il émet des messages d’amour et de vie. Sommes nous capables de déceler leurs formes pour les vivre et les partager ? C’est le temps des éveilleurs d’espoir, de rêves pour un nouvel horizon, pour innover, mûrir et développer des projets pour le bien de tous. Il est temps d’aplanir, pour tracer des sentiers, permettant à chacun de rencontrer Dieu. Et de se laisser transformer, comme Marie, Joseph, les bergers et les Mages, témoins du dessein de salut de Dieu pour le monde. Noël, c’est le temps de joie et de communion autour du bébé divin. Chaque bébé est porteur de rêve d’un monde de paix et de joie. Il suscite élan et sympathie. Que pouvons-nous, à notre niveau, entreprendre pour la paix et la communion des hommes et des femmes de notre temps ? Noël réunit familles et nations autour d’un rêve de beauté et d’harmonie. Que cette paix règne dans les familles, les peuples et les Nations ! Bonne préparation et bonne fête à tous.

 Père Jean-Baptiste

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Edito N° 183 - Octobre 2017

La rentrée, une invitation pour de nouveaux projets

Photo Edito N° 183.jpg Souvenirs et ambiances d’été s’estompent. L’air frais de l’automne s’annonce déjà et les réflexes reviennent avec les rythmes du quotidien. Les projets laissés en gestation ou découverts pendant les promenades et le calme de l’été resurgissent et demandent plus d’attention. Oui, la rentrée est là avec ses nostalgies mais aussi ses invitations, ses défis. Nous sommes tous concernés : il s’agit de reprendre ce qu’on avait laissé mûrir. Une invitation pour se reconnaître et s’apprécier, car «celui qui n’est pas utile à soi-même ne peut être utile à ses amis et ses proches». Les défis, car l’intelligence c’est de savoir prendre ce qu’il y a de bon chez les voisins.

 Ainsi, revenir sur les souvenirs de vacances s’avère nécessaire, pour dégager ce qu’on a trouvé de beau et de bon ailleurs. Ne pourrait-on faire mieux ? Chaque filet d’eau a son chemin tracé. Il faut connaître les erreurs du passé pour mieux construire et avancer. En effet, l’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli. La rentrée est une invitation, un lancement de nouveaux projets. C’est aussi l’acquisition d’une certaine maturité. Savoir faire face aux critiques «car on ne lance des pierres que sur un arbre qui porte des fruits». Toute histoire se construit au quotidien, avec l’expérience du passé, bâtie sur les exigences du présent et tendue vers les défis de l’avenir. Avec cette rentrée, il sied à chacun de remplir une page de son histoire, un élément de sa vie car «le plus beau métier c’est être un homme sur terre» afin de réaliser des rêves pour ceux qu’on aime.

 Père Jean-Baptiste

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Edito N° 182 - Juin 2017

Cinquante ans d’investissement pastoral

Photo Edito N° 182.jpg Notre journal fête ses cinquante ans d’existence. Équipe de rédaction et lecteurs, nous pouvons tous en être fiers. Fiers d’êtres héritiers d’un outil de contact et de communication avec l’ensemble de la population de la commune de Roncq. Fiers du travail fourni par les équipes successives de rédaction, qui ont su affronter les vicissitudes de l’histoire pour maintenir le cap et susciter l’attrait auprès des lecteurs.

 À notre tour, de relever de nouveaux défis. Ne pas oublier les valeurs dont nous sommes héritiers. Réfléchir sur les exigences actuelles qui nous demandent performances et fidélité et nous projeter vers le futur, adopter les mutations nécessaires pour ne pas sombrer dans les tourbillons de l’histoire. En effet, à l’heure de l’image et du numérique, on se demanderait si le journal en papier valait encore la peine d’être soutenu à bout de bras. Dans le foisonnement d’idées et de communications, il ne faut pas minimiser la raison d’être de notre journal. Un moyen efficace pour toucher le plus grand nombre. D’où cette pratique de diffusion porte-à-porte par les bénévoles. Il véhicule une vision chrétienne du monde et de l’homme. D’où l’effort de l’équipe de fournir des rubriques variées dans chaque parution. C’est surtout un moyen de contact et de communion de la paroisse avec tous les lecteurs. Les responsables de la paroisse, son curé en tête, ont toujours considéré le poids financier que représente le journal comme un « investissement pastoral ». Il est vrai que le retour sur investissement ne se chiffre pas en euros. Mais ce qui est semé là donne du fruit à en remplir des douzaines de corbeilles !

Merci à toutes et tous et bonnes vacances à chacun !

Père Jean-Baptiste

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Edito N° 181 - Avril 2017

"Christ ressuscité"...

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Le message du Christ ressuscité rappelle l’événement fondateur du christianisme à travers la vie d’un homme à une époque donnée de l’Histoire. Ce message sert de référence pour tous les croyants. Pour un chrétien, le Christ ressuscité au matin de Pâques signifie que le prédicateur vaincu de Galilée, arrêté et mis à mort au rang des bandits, était en réalité le Messie annoncé par les Écritures. Vivant hors de l’emprise de la mort, il agit à travers une présence permanente et universelle. À la fois lui-même tel que ses disciples l’ont connu, il est aussi devenu «autre», mystérieux, corps insaisissable.

 Cette résurrection est un événement fondateur. Y croire ne va pas de soi. Les disciples furent les premiers à être confrontés à la difficulté de croire. Mais à la suite du Maître, ils étaient aussi les premiers «ressuscités». Ils avaient fait l’expérience du réveil du courage et de l’espérance jusqu'à l’audace. De peureux incrédules et lâches, ils sont devenus d’ardents témoins, affrontant scepticisme, moqueries et persécutions. 

Chrétiens de la paroisse du Christ-Ressuscité, comment intégrer cette réalité nouvelle de «mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui» ? À tout instant, les réalités de la vie nous interpellent. Après de longues périodes de haine, peuples, nations et familles vivent de façon harmonieuse et bâtissent ensemble des projets d’avenir… Triompher d’une pénible épreuve, offrir le pardon malgré les blessures et espérer malgré tout, peuvent être pour chacun aujourd'hui des signes visibles de la réalité de la Résurrection. Foi, amour et espérance, à la suite du Ressuscité, ont fait marcher des hommes et des femmes face aux défis de leur vie.

 Père Jean-Baptiste

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Edito N° 180 - Février 2017

Carême, temps d'épanouissement et de libération


Photo Edito N° 180.jpg  S’échelonnant entre le mercredi des Cendres (1er mars) et le dimanche des Rameaux (9 avril), 
le carême est le temps fort de préparation chrétienne à Pâques. Il s’inscrit autour de trois axes : temps de la prière, jeûne et partage, invitation à la conversion. Le croyant entre dans le carême avec tout le soin qu’on met à la préparation d’un événement décisif .

 Marchant à la suite du Fils de Dieu, il prend le temps d’aller au «désert de son for intérieur » pour être attentif à lui même, pour prier, pour inscrire ce qu’il veut vivre. Prendre ce temps, c’est se souvenir, se préparer, s’orienter. Rejoindre son «désert intérieur» c’est prendre du recul, se décharger de ce qui alourdit, se libérer de ce qui ligote, faire une pause pour s’éloigner des bruits superficiels, pour écouter plus loin, pour voir au-delà de ce qu’on voit, pour aller à l’essentiel. Or on ne pourra pas marcher, ni bâtir, ni progresser, si on n’est pas uni à Dieu à travers la prière. Cette communion fait découvrir les qualités et les exigences de tout amour, entraîne constamment à la conversion, au pardon et à la fidélité. Prendre le temps d’un recul devant l’instinct de possession et de consommation rend possible le partage, l’attention à l’autre, le dévouement. Tendre la main pour aider à se relever fait grandir. Faire attention à l’autre, à soi-même, c’est être présent – ne pas se détourner de là où on devrait être. C’est aussi peser ses mots pour ne pas blesser – se mettre en mesure de regarder et d’écouter pour savoir et comprendre les réalités sans jugement ni déformation. Le temps du carême est donc un temps d’ouverture et de conversion. C’est une opportunité de retournement qui peut nous faire découvrir la source ou la lumière qui nous habite. Bon carême à tous.

 Père Jean-Baptiste

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Edito N° 179 - Décembre 2016

Noël, solidarité et espérance

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Fête chrétienne, Noël se célèbre et se pare de mille facettes, reflets de l’unité et de la diversité des peuples. Fête de la foi, réalisation des promesses, elle s’enracine dans l’histoire de l’alliance entre Dieu et son peuple.

 Fête de la communion et de la révélation, elle rappelle la démarche d’amour et de salut du Dieu invisible, prenant corps parmi les hommes.

Assumant leur condition et leur histoire pour leur offrir la chance d’accéder à sa vie et à sa gloire Dieu les guide dans leur quête de bonheur et d’éternité.

 Fête de la naissance, Noël nous enracine dans le présent et nous ouvre aux promesses d’avenir. Dans sa dépendance et sa fragilité, chaque nouveau-né attire la sympathie, mobilise les énergies, développe en chacun ingéniosité et amour pour sa protection. Se trouver autour d’un enfant, se réjouir de sa venue suscitent en même temps le désir de lui offrir le meilleur pour l’aider à vivre et à grandir.

 Fête de la foi, Noël rappelle l’engagement de Dieu pour l’humanité. Par la naissance de son Fils, Dieu consacre chaque famille comme lieu d’amour et d’épanouissement. Fêter Noël en famille, c’est vivre et partager la communion avec Dieu et entre les hommes. Noël peut être ainsi un temps de retrouvailles et de restructuration pour les familles dispersées ou éclatées, un temps de renforcement de la solidarité et de partage des valeurs, un moment propice pour élaborer des projets de vie dans lesquels on s’investit pour grandir.

 Dans notre course à la consommation, ne risquons-nous pas de passer à côté de l’essentiel : Solidarité entre les hommes, engagement et promesse d’avenir avec Dieu ?

Joyeux Noël à tous !

 Père Jean-Baptiste

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Edito N° 178 - Octobre 2016

S'investir

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Les vacances sont des occasions de découverte et de rencontre d’autres peuples et cultures pour ceux qui ont su s’ouvrir sur d’autres horizons. Les rencontres ont été des moments forts de partage et d’enrichissement mutuels. Beaucoup ont été témoins des œuvres de l’Esprit dans les communautés visitées qui s’organisent pour répondre aux attentes locales à travers de nouvelles expériences de vie et de célébration. On apprend beaucoup quand on a beaucoup voyagé. Un homme d’expérience parle avec intelligence. Tout homme est fait pour s’ouvrir aux réalités du monde. Il est muni d’un cœur pour penser et aimer, d’une intelligence et d’une conscience pour distinguer le bien du mal. Les vacances sont achevées, nos activités quotidiennes ont repris. Il serait utile à tous, en couple, en équipe, en communauté, de s’asseoir pour évaluer ce que l’année pastorale qui s’ouvre va réclamer de nous et comment nous allons nous y prendre.

Oser s’investir, ce n’est pas attendre que tout change selon nos désirs, ni que les autres fassent tout à notre place. Ce n’est pas céder au pessimisme. C’est se demander ce qu’il faut faire pour que ça aille mieux ! C’est s’engager avec d’autres sur un projet qui fédère, car si courir seul permet d’aller plus vite, avec d’autres on peut aller plus loin... C’est avoir la capacité de formuler des messages d’amour et d’espoir pour permettre de construire et d’avancer. Il y a mille manières de tendre la main à l’autre. Il faut choisir celle qui le fera grandir.

 Père Jean-Baptiste

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Edito N° 177 - Juin 2016

Au souffle de l'esprit

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Cinquante jours après Pâques, nous avons célébré la Pentecôte, fête juive à l’origine, célébrant la moisson, puis la commémoration de l’Alliance entre Dieu et son peuple. Elle rappelle pour les chrétiens, le temps de la réalisation des promesses de Jésus à ses disciples, la venue de l’Esprit saint, le début de l’annonce du salut à travers le discours de Pierre et le don des langues qui permet de porter la promesse du salut universel aux confins de la terre. Suite à cette prédication, trois mille croyants ont été baptisés ce jour-là. Rentrés dans leurs pays, ils formeront les noyaux des communautés chrétiennes dans les nations.

 Commémoration du début de l’évangélisation, naissance de l’Église, la Pentecôte nous rappelle que désormais sous le souffle de l’Esprit, tous les groupes humains peuvent accueillir et vivre les messages évangéliques comme l’amour, le salut, la paix de Dieu et le pardon... selon le génie de leurs cultures et leurs traditions. Toujours à l’œuvre dans l’histoire, source de renouvellement, de création, d’ouverture et de rassemblement, intarissable de vie, l’Esprit ouvre portes et fenêtres, réveille, secoue et rectifie, donne foi et espérance pour préparer demain.

 Les vacances d’été sont des occasions de découvertes, de rencontres d’autres peuples et d’autres cultures. Que de telles rencontres soient des moments forts de partage et d’enrichissement mutuel. Soyons les témoins attentifs des œuvres de l’Esprit dans ces communautés qui s’organisent pour donner réponse aux attentes de l’Église locale, à travers de nouvelles expériences de vie et de célébrations.

 Père Jean-Baptiste

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Edito N° 176 - Avril 2016

Vienne le printemps,

signe de mille oeuvres de l'esprit !

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«Immuable est la beauté qui s’exprime de mille facettes.» Le réveil du printemps s’annonce par les promesses de vie et de beauté : éclosion des cocons, bourgeonnement, frémissement des feuilles, foisonnement des fleurs où voltigent les pollinisateurs. Le retour des migrateurs, le réveil des animaux, les cris et gazouillements dans les buissons et les champs manifestent l’entrée du monde animal dans la grande aventure de la vie.

 La nature humaine sort aussi de sa torpeur et délaisse ses réflexes d’hiver. La douceur du temps, l’envie d’espace et de beauté, le besoin de tisser de nouvelles relations poussent petits et grands à quitter l’espace feutré des maisons. Tenues printanières faites de couleurs et de légèreté reflètent ce désir profond de vie pour profiter des douceurs de la saison, des bienfaits des espaces et du temps. Vitalité, diversité, harmonie et maturité mues par une force invisible symbolisent le printemps. Pour le croyant, vivre, se construire de mille manières, c’est entrer dans la danse du printemps, sous le souffle de l’Esprit qui agit dans le cœur de tout homme. C’est aussi mille chances pour les rencontres et les retrouvailles sans renier ses propres valeurs. C’est avancer, accepter les risques de la vie, triompher du doute et du désespoir pour construire un monde plus beau et plus humain pour ceux qu’on aime.

 Quel printemps pour tous ceux qui ont quitté proches, pays et cultures pour braver l’inconnu, les longues marches, les furies des vagues, les mépris, les tracas et parfois la mort en terres lointaines...

 Le père Jean-Baptiste

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Edito N° 175 - Février 2016

Miséricordieux comme le Père

Photo Edito N° 175.jpg Depuis le 8 décembre 2015, jusqu’au 20 novembre 2016, de la fête de la Vierge Marie à celle du Christ Roi, le pape François propose un Jubilé extraordinaire de la miséricorde. Le mot jubilé rappelle la fête juive de la 50e année consacrée à Dieu. Miséricorde vient du latin et signifie «qui a le cœur (cor) sensible au malheur». La miséricorde rappelle donc l’amour inouï de Dieu devant la faiblesse de l’homme, sa créature bienaimée.

 Un tel jubilé rappelle à l’Église le sens de sa mission d’offrir au monde des signes forts de la proximité de Dieu et d’être instrument de son amour infini pour l’humanité. Ainsi ce jubilé sera pour chaque croyant, pour l’humanité, une année sainte, une année de grâce. Saint, le jubilé commence, se déroule et se conclut par des rites sacrés. Il est institué pour consolider la foi, favoriser les œuvres de charité et encourager les croyants vers une vie de foi plus sincère et cohérente. Année de grâce, c’est une année de rémission des péchés, de réconciliation, de conversion et de renaissance. Le Christ invite à regarder nos prochains et nos vies avec ses propres yeux, à accepter son pardon pour sortir de la nuit du péché et de la mort.

 «Être miséricordieux comme le Père» selon le pape François, c’est «réveiller une conscience personnelle souvent assoupie face au drame de la pauvreté, c’est ouvrir notre cœur… c’est voir les misères du monde et les blessures de ceux qui sont privés de dignité, c’est entendre les cris de ceux qui appellent à l’aide, c’est se rendre plus ouvert au dialogue pour chasser toute forme de fermeture et de mépris, pour repousser toute forme de violence et de discrimination, c’est se mettre à l’écoute de la parole de Dieu pour retrouver la valeur du silence, pour méditer et trouver le chemin de la libération et de la paix.»

Sainte et fructueuse année jubilaire à tous !

Père Jean-Baptiste

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Edito N° 174 - Décembre 2015

L'arbre des trois mondes

 Photo Edito N° 174.jpgSe procurer un sapin fait partie des soucis des fêtes de fin d’année. Source d’émerveillement pour les uns, de casse-tête pour les autres, l’arbre de Noël ne laisse pas indifférent. Mais quelles symboliques peut-il nous offrir ? Chaque arbre relie trois mondes. Par son sommet, il tend vers l’invisible, le monde d’en haut, domaine de la divinité et des ancêtres.

Par son tronc et par ses branches, il s’installe dans l’espace visible pour être source de vie et bonheur pour d’autres vivants. Le foisonnement de ses branches grouillantes de vie symbolise vitalité et paix. Par ses racines, il pénètre le sol nourricier, puise dans l’invisible force et énergies nécessaires pour le faire grandir à travers ses fleurs et graines, promesses de nouvelles vies.

Ainsi chaque arbre peut symboliser une vie, une personne, un peuple. Chaque être vivant est un maillon de la chaîne de l’univers. Il doit transmettre à ses descendants la vie qu’il a lui-même reçue de ses ancêtres. Cette vie ne lui appartient pas. Elle a besoin d’espace, de fertilité pour se développer et mûrir. Mais aucune branche ne peut se développer sans racines. L’arbre de Noël symbolise la vie d’un être qui naît, grandit, évolue, se réalise au sein d’un ensemble complexe qui l’enrichit et qu’il doit enrichir aussi. Hors de cette logique, il n’est rien.

Une fête de Noël sans sa dimension mystique coupe l’homme de l’invisible, vers lequel il doit tendre pour ne pas se renier. Sans ouverture et partage, il est estropié : personne ne peut prétendre se suffire à soi-même. Sans référence à des valeurs, l’homme tend à renier ses origines. Celui qui ignore d’où il vient est en train de perdre son âme.

Joyeux Noël à tous !

 Père Jean-Baptiste

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Edito N° 173 - Octobre 2015

Tous appelés à la sainteté

Photo Edito N° 173.jpgLorsque la mort frappe un être cher et nous l’arrache malgré nos souffrances et nos désespoirs, il nous arrive, jeune ou adulte, de nous poser des questions qui restent souvent sans réponses. Pourquoi ce départ ? Où est-il parti ? Qu’est-il devenu, heureux… malheureux… pour quelle durée ? Se reverra-t-on un jour ? Quel sens donner à une vie que la mort attend à tout instant ?

Fidèle à sa mission, l’Église honore tous les saints, connus ou inconnus, le 1er novembre. Par cet acte, elle proclame que «la vie, malgré la mort, n’est pas détruite mais transformée. Lorsque prend fin son passage sur terre, l’homme accèdera à une autre vie en Dieu». Elle rappelle que «tous les hommes sont appelés à la sainteté». Cet appel ne concerne pas une élite. Elle montre l’actualité des messages de foi et de la présence agissante de l’Esprit de Dieu parmi les hommes. Témoins de leur amour pour Dieu et les hommes, les saints nous sont proches par leur cheminement et leur humanité. La Toussaint est un rappel de la vocation de tout croyant : accueil de la parole de Dieu, fidélité et confiance en lui, engagement au service des hommes dans le combat pour la justice, l’amour, le pardon et la paix. En commémorant les êtres chers le 1er novembre, en allumant des bougies sur leur tombe et en les fleurissant, chaque génération affirme, parfois de façon inconsciente, que «la famille, malgré la mort, ne se détruit pas, elle se transforme, une part d’elle va dans l’invisible». Par la mort, ils accèdent à une présence secrète, même si elle dépasse les survivants. Ainsi cette pratique entretient-elle la flamme du souvenir, affirme la grandeur des valeurs reçues car «les morts sont véritablement morts le jour où les vivants ne se souviennent plus d’eux…».

Père Jean-Baptiste

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 Edito N° 172 - Juin 2015

  Nos communautés chrétiennes s'entraident

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 Quelques semaines avant la fête de Noël, le problème semblait difficile à résoudre : commentcélébrer le sacrement de réconciliation dans nos paroisses alors qu’il n’y a plus assez de prêtres ?

Pourtant, après quelques échanges lors d’une réunion entre prêtres, la solution n’a pas tardé à s’imposer : les quatre curés iraient dans chaque paroisse pour participer ensemble aux six célébrations du pardon ! Ainsi fut fait à Bondues, Comines, Halluin, Mouvaux, Roncq et Wervicq. Les chrétiens furent contents de découvrir d’autres prêtres et pour nous, prêtres, ce fut une belle expérience de fraternité qui nous a donné envie de recommencer à Pâques. Mais pourquoi ne pas aller plus loin dans la collaboration entre paroisses ? C’est ainsi que, peu à peu, d’autres projets verront le jour : par exemple, la veille du 15 août, un pèlerinage marial ouvert à tous les paroissiens partira de Wervicq jusqu’à l’église de Comines dont la restauration sera juste terminée. De même, plusieurs paroisses du doyenné risquaient de se retrouver, cet été, sans messe dominicale faute de prêtres. Nous avons donc décidé, en accord avec les équipes d’animation paroissiales, que les prêtres se déplaceraient dans toutes les paroisses pour assurer au moins une messe par dimanche et par paroisse, quitte à diminuer le nombre de messes ailleurs. Nous souhaitons ainsi multiplier les occasions de s’entraider entre communautés chrétiennes parce que, nous l’expérimentons souvent, c’est en s’ouvrant aux autres qu’on retrouve du souffle. Le pape François nous y invite d’ailleurs fortement lorsqu’il écrit : «Tout chrétien et toute communauté chrétienne discerneront quel est le chemin que le Seigneur propose, mais nous sommes tous invités à accepter cet appel : sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile.» Essayons, nous aussi, de répondre à cet appel !

 

Abbé Nicolas Tiberghien,

doyen des Hauts de Lys

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Edito N° 171 - Avril 2015

 Pâques !

Que mille vies s'épanouissent !

  Photo Edito N° 171.jpgL’hiver s’estompe. Pâques, sommet des fêtes chrétiennes, se célèbre le dimanche qui suit la pleine lune de printemps. Elle s’enracine dans la libération du peuple juif de l’esclavage en Égypte. Le christianisme a transfiguré cet événement en la libération de l’humanité par la mort et la résurrection du Christ.

La Pâque des Hébreux rappelle l’exode, la marche vers le pays de la liberté. Elle fait à la fois mémoire et annonce du «passage» de Dieu pour sauver son peuple en épargnant de la mort les premiers-nés d’Israël. Pour l’Église, Pâques signifie la mort et la résurrection du Fils de Dieu, l’annonce de la libération de tous les hommes et l’appel pour recevoir le don de Dieu.

 Vivre Pâques aujourd’hui, c’est quitter toute terre où l’on s’enlise, c’est marcher vers la liberté qui fait grandir, c’est croire à la fidélité de Dieu, qui offre son Fils comme gage d’amour et de salut pour l’humanité. C’est marcher à sa suite et révéler que le don de soi est possible et qu’aimer jusqu’au bout, malgré la haine, n’est pas chose vaine.

 

Célébrer Pâques comme croyant, c’est voir, en ce printemps qui débute, la promesse de mille vies qui bourgeonnent, pour s’épanouir de mille façons, pour se parer de mille couleurs. Triompher de la haine et accepter le pardon mutuel, c’est déjà la promesse de Pâques. Lutter contre des habitudes qui enveniment les rapports, c’est croire que vivre en harmonie est un don qui se mérite. Pâques, c’est le printemps, c’est mille manières de vivre et d’aimer, mille images pour se construire et partager. C’est mille efforts pour laisser la haine à ceux qui sont trop faibles pour aimer. C’est mille chances pour s’ouvrir aux changements sans laisser s’envoler ses propres valeurs. Pâques, printemps de la vie ! Que mille rêves prennent corps et

que mille projets se réalisent !

 

Père Jean-Baptiste

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Edito N° 170 - Février 2015

Vivre autrement le carême 

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 Bientôt, les rigueurs de l’hiver vont s’estomper laissant place au printemps avec ses bourgeonnements de vies et de couleurs. De la même façon, le carême, moment particulier de l’année, va donner sens à l’année liturgique et à la vie chrétienne. Ses quarante jours font penser à ceux vécus par Jésus au désert. Ils reflètent notre vie, présentée comme un séjour au désert, une traversée jalonnée d’épreuves et de résistances au mal pour plus de liberté.

 Le carême pour le croyant, c’est le temps de faire tomber les masques pour se rendre plus vrai devant Dieu, devant les frères et vis-à-vis de soi-même. Par le jeûne, on accepte de partager l’essentiel pour permettre à l’autre d’avoir sa part. Le partage reflète le geste humain de solidarité. Par la prière, l’homme, les pieds sur terre, tourne son être vers Dieu, centre sa vie sur Lui qui connaît les générosités, mais aussi les limites et faiblesses de chacun.

 Le carême est l’occasion de faire triompher le meilleur de chacun, les besoins de liberté, de partage, d’amour et de dépassement. Par-delà le péché, l’espérance permet de ne jamais couper le pont. La foi rend possible le retour et ouvre de nouvelles perspectives, car l’amour est plus fort que la mort. Tel est le message de vie que le carême partage avec tous ceux qui cherchent, qui peinent à croire. Oser croire, se munir d’espérance et de confiance pour goûter aux merveilles de la vie, se décider de faire le pas, c’est le renouveau. «Faire le jeûne du pessimisme, de l’amertume, se remplir de compassion pour les autres… c’est le jeûne agréable à Dieu.»

 Père Jean-Baptiste

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Edito N° 169 - Décembre 2014

Noël, temps privilégié de rencontre et de partage 

 Photo Edito N° 169.jpgUniversellement, Noël est perçu comme un moment important de convivialité autour du repas traditionnel partagé et d’échanges de cadeaux, en priorité aux enfants. Noël c’est surtout ce sentiment d’intimité et de proximité de la famille autour de la table, du sapin illuminé et de la crèche.

Fête chrétienne, elle rappelle que «Dieu se fait cadeau à travers l’image d’un enfant, son Fils» pour être plus proche de l’homme et l’inviter à partager sa vie. Les quatre semaines de l’Avent célèbrent le triple avènement du Fils de Dieu : sa naissance à Bethléem dans le passé, sa venue dans les cœurs par la grâce, et son retour glorieux dans les temps.

Cette triple référence passé, présent et avenir, structure la liturgie de Noël. Sans elle, la fête chrétienne perdrait son sens initial.

Lié à la lumière et à la paix, Noël rappelle la destinée de tout être humain : «Devenir des fils de Dieu» en vivant le message de l’Évangile et en croyant en Jésus qui donne sens à notre vie. À Noël, la société de consommation renforce le statut de l’enfant roi, comblé de cadeaux le temps d’une soirée. La question est de savoir quel est l’impact sur l’enfant. L’aide-t-on à être plus humain et solidaire ? La vigilance est de mise dans le choix des jouets qui lui sont destinés… 

L’Église invite les chrétiens à prier chaque jour de décembre «pour que la naissance du Rédempteur apporte espérance et paix à tous les hommes. Pour que les parents soient évangélisateurs et transmettent à leurs enfants le don précieux de la foi».

Que ces moments privilégiés soient l’occasion de partager, comme des cadeaux, les immuables fondements de la famille que sont l’amour, le pardon, le respect des valeurs et la solidarité. Joyeux Noël et bonnes fêtes à tous !

Père Jean-Baptiste

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Edito N° 168 - Octobre 2014 - La Famille

 Photo Edito N° 168.jpgS'investir pour vivre et progresser

 Les souvenirs des vacances d’été, bons ou mauvais, sont déjà loin. Les réflexes du quotidien reviennent. Les projets pour la Toussaint, Noël et la fin d’année prennent corps. Le risque dans ce rythme effréné, c’est de passer à côté de l’essentiel : le temps de vivre et d’aimer, accueillir le présent pour se ressourcer, s’investir, jouir du bienfait de la vie, de la famille, des amis…

Les retrouvailles, les apprentissages, les découvertes, l’enrichissement mutuel ne se limitent pas aux vacances. Ces fondements renforcent le quotidien. Si on s’instruit en voyageant, si la sagesse s’acquiert au contact d’autrui, on ne trouve son véritable chemin qu’en cherchant et souvent seul. Prenons le temps de nous investir en profondeur. Ne vivons pas d’apparences, ne nous contentons pas du superficiel. Papillon et abeille butinent la même fleur, seule l’abeille produit le miel, douceur exquise. Que notre travail ne nous dévore pas au détriment de nos familles et de nos enfants. Cadeaux et jouets ne remplacent pas l’amour dont ils ont besoin. Celui qui ne consacre pas de temps pour son enfant pansera ses blessures. À chacun de ses cris, ses entrailles tressailliront. Élever son enfant, bien l'éduquer, c’est s’investir pour ne pas avoir à endurer son insolence. Un chien trop choyé ne prend pas un gibier !

 

Par contre, le vent ne rompt pas un arbre qui sait se plier. L’homme revit à travers les enfants qu’il a éduqués, les arbres qu’il a plantés et les paroles qu’il a prononcées ; dans le ciel, il y a les étoiles, sur la terre il y a les grillons. Mais celui qui refuse Dieu, où ira-t-il après sa mort ? Les rancœurs tuent, osons les démarches de pardon pour continuer à vivre malgré les blessures reçues.

 

Père Jean-Baptiste

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Edito N° 167 - Juin 2014 - Vacances en famille

Photo Edito N° 167.jpg Retour à l'essentiel

  Vivement les vacances d’été ! Tous y aspirent pour oublier les courses effrénées du quotidien. Les obligations professionnelles prennent souvent le dessus au détriment de la vie de famille. Combien sont ceux qui quittent la maison alors que les enfants, surtout les petits, sont encore au lit ? Et ceux qui vivent le stress entre la conduite des enfants à l'école et la hantise d’être en retard au travail ? Le soir, les retrouvailles se font à la va-vite et parfois les petits sont déjà au lit lorsque l'un des parents rentre.

Les vacances, c’est la joie d’être tous réunis autour d’une même table. C’est le temps du partage et des découvertes. C’est le retour à l’essentiel où chacun prend conscience et profite de la présence bénéfique des autres membres de la famille. C’est aussi le temps où les échanges de point de vue peuvent se prolonger et s’enrichir mutuellement. C’est le moment privilégié où la famille pourra vivre et agir autrement, aller à la rencontre de groupes nouveaux, découvrir les beautés de la nature, des régions où l’on passe les vacances.

C’est aussi un temps d’apprentissage et d’éducation mis à profit pour transmettre des valeurs où Dieu retrouverait sa place. Cette parenthèse estivale est source de connaissances et de joies infinies pour ceux qui savent s’y prendre. Voir l’essentiel, y puiser les ressources nécessaires pour être de bon pied pour la rentrée, c’est le souhait que j’adresse à toutes les familles. Ne gâchons pas cette occasion unique de se retrouver, de s’informer, de se former et de partager avec d’autres nos valeurs. Bonnes vacances à tous !

  Père Jean-Baptiste

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Edito N° 166 - Avril 2014 - Pâques, la renaissance

Photo Edito N° 165.jpgPar la mort

 pour la vie

 L ’énigme de la condition humaine atteint toute son intensité face à l’évènement de la mort. En un sens, la mort corporelle est naturelle, terme de la vie terrestre. Comme chez tous les êtres vivants, elle apparaît comme fin normale de la vie.

Le mystère de la mort et de son au-delà suscite en l’homme diverses réactions difficilement contrôlables, allant d’une résignation fataliste, jusqu’à une révolte extrême contre l’implacable destin auquel personne ne peut échapper. En effet, pour celui qui n’a pas la foi, elle est perçue comme une terrible tragédie, un non-sens, l’échec suprême de la vie.

La préface de la liturgie des défunts exprime de façon privilégiée la vision chrétienne de la mort : «Pour tous ceux qui croient en Toi, Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée ; et lorsque prend fin leur séjour sur terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux.» Ainsi, sans négliger toute crainte naturelle humaine face à sa propre fin, le croyant peut appréhender de manière plus sereine la mort et la vie. La première comme fin du pèlerinage terrestre. La seconde comme un temps de grâce, un don offert pour permettre à chacun de se développer, de s’épanouir et réaliser ainsi le dessein divin pour lui.

Dans cette perspective, la force c’est de croire quand tout le monde doute et de voir le beau malgré la médiocrité et la laideur. Le carême, c’est quarante jours de prières, de renaissance et de partage. La foi nous permet d’envisager que malgré la mort, la vie de la personne humaine continue d’une façon spirituelle.

Pour tout croyant, c’est le temps de la renaissance pour entrer dans la joie de Pâques. Tout croyant est le grain de blé enfoui sous terre, il «meurt pour porter mille fruits», prémices de nouvelles vies.

Père Jean-Baptiste

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Edito N° 165 - Février 2014 - Messe des Familles

Photo Edito N° 165.jpg

Nouvel élan

pour 2014

Après une année 2013 pendant laquelle j’ai découvert les richesses et les modes de fonctionnement de notre communauté paroissiale, ce début d’année 2014 sera le moment d’en faire le bilan et d’examiner les points d’amélioration afin de mieux se projeter dans l’avenir.

Les différentes équipes constituant notre communauté paroissiale oeuvrent bien, chacune dans son domaine. Mais pour le bon fonctionnement de la paroisse, il importe que «chaque membre prenne davantage conscience d’appartenir à un corps». Une harmonisation est nécessaire pour consolider une vraie communauté. Le charisme, don de l’Esprit, est donné en vue du bien commun (I Cor 12, 7). Multiplicité de dons, diversité d’actions oeuvrent pour l’édification de l’Église, et renforcent sa mission dans la société d’aujourd’hui. L’Équipe d’animation paroissiale (EAP), par le moyen du site paroissial entre autres, aura comme objectif de veiller à la coordination des différentes équipes paroissiales.

Fidèle aux valeurs de l’Église forgées en deux mille ans d’histoire, la communauté paroissiale témoigne de sa foi pour être présente dans les sociétés de demain. Dans cette perspective, il faut nous mettre sous le souffle de l’Esprit. Il nous faut opter pour «l’esprit du pionnier», qui a foi en l’avenir, qui n’hésite pas à payer de son temps et de sa personne pour faire de ses rêves une réalité. Il faut nous investir pour inventer d’autres modes de célébrations et de prières.

Prenons le temps de nous demander ce que nous pouvons faire, seul ou avec d’autres, pour que les choses évoluent et qu’on se sente bien chez nous. La «messe mensuelle des familles», ouverte à tous, entre dans cette démarche d’innovation. Cette réalité est là, en marche.

Portons-la ensemble. Pour nos enfants, soyons inventifs. Faites-la connaître autour de vous. Nos communautés ecclésiales ont vocation à rendre visible la présence de Dieu parmi les hommes. Notre objectif est de tout mettre en oeuvre pour permettre à tous ceux qui viennent dans notre Église d’en être transformés et de trouver un lieu de prières.

Cette spiritualité qui vise à mettre dans les mains de Dieu nos actions doit prendre progressivement corps au sein de notre communauté. Dans cette perspective, tout est possible, laissons-nous guider par l’Esprit qui agit dans l’Église.

La coordination entre les diverses équipes, la messe des familles et une spiritualité renforcée seront les trois axes de l’année pastorale 2014. Comptons sur l’Esprit de Dieu qui agit en chacun de nous pour concrétiser nos rêves et manifester Sa bienveillance pour tout homme.

Père Jean-Baptiste

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Edito N° 164 - Décembre 2013 - Noël

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 Noël sur les

hautes terres

malgache 

 

Noël se célèbre sur les Hautes Terres à Madagascar, après les grands travaux des champs. Les riz précoces des espaces bordant les fleuves sont déjà là. Les prunes, les pêches et autres fruits des zones tempérées, vendus le long des routes, font le plaisir des voyageurs heureux d’en apporter comme cadeaux aux familles et aux voisins dans les villages.

Durant les quatre semaines avant Noël, la préparation spirituelle des chrétiens s’organise au niveau des doyennés. Les prêtres des paroisses voisines assurent ensemble les célébrations pénitentielles pour les chrétiens. Elles coïncident avec les jours du marché pour ne pas trop bouleverser la vie des gens, dont certains parcourent plus de quinze kilomètres pour atteindre le centre. La cérémonie se termine pour les prêtres par un repas confectionné par la paroisse d’accueil.

Les enfants et les jeunes préparent des chants et danses pour la veillée de Noël. Les adultes apprennent des chants basés sur des thèmes bibliques et chanteront durant les quêtes des messes de Noël ou pendant la communion. D’autres chants seront présentés à travers les joutes d’après messe qui peuvent durer tard jusqu’au soir, ou au cours des célébrations du nouvel an et de la Sainte Famille.

Par les mélodies et les thèmes, ces chants deviennent supports de messages catéchétiques ou bibliques fort prisés par l’assemblée. Noël se célèbre pendant la saison des pluies. Les eaux débordent, les routes sont glissantes, les orages menacent, mais l’envie de se retrouver, de prier et de faire la fête pousse les gens à venir. Les non-pratiquants viennent aussi communier à la fête, ainsi les espaces de célébrations ne suffisent plus. Noël est signe d’envie de vivre, de retrouvailles et de partage. Des volailles ou des paniers de riz sont offerts aux anciens comme gage de respect. Après la messe, les enfants sont comblés de friandises avant d’entamer la route du retour.

Les difficultés quotidiennes n’arrivent pas à estomper ce désir d’ouverture et de communion. C’est ce qui les rend forts, ces gens. Ils n’ont pas besoin de beaucoup de choses pour partager et être heureux ensemble.

Père Jean-Baptiste

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Edito N° 163 - Novembre 2013

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Oeuvrer pour l'essentiel,

saisir l'invisible

  On est censé voir avec les yeux et le coeur. Dans une civilisation où prédomine le paraître, le risque est de rester seulement au niveau du sensationnel. Or, l’essentiel est souvent invisible et ne se réalise que dans la durée. Il faut reconnaître que tous les progrès ne se font qu’à travers des chocs et des mutations parfois radicales dans le temps et l’espace. Une eau stagnante finit par être polluée et nauséabonde ; celle d’un cours impétueux par contre renferme des forces insoupçonnées qui, une fois maîtrisées, sont sources de progrès.

Dans ce sens, une nouvelle année pastorale s’ouvre devant nous, suscite notre engagement et exige le renforcement de nos compétences. J’invite chacun à réfléchir sur les moyens et les formes pour la réalisation de nos trois projets pastoraux pour faire de notre paroisse une communauté vivante, diversifiée mais structurée par une spiritualité qui nous rendra forts et responsables. Conscients que nous sommes l’Eglise locale à sa base, à tout instant nous sommes appelés et envoyés comme témoins de la Bonne Nouvelle du salut de Dieu pour l’humanité. Nous sommes missionnaires à travers nos engagements quotidiens dans nos familles, dans notre communauté paroissiale.

Ainsi, il nous faut réfléchir et travailler pour réduire le décalage entre la recherche de la satisfaction des besoins matériels et les besoins spirituels de chacun. Si les sacrements restent du domaine des familles, l’engagement devient affaire individuelle. L’intériorisation, le recueillement et l’espace consacrés à l’intimité avec Dieu ou avec soi-même s’avèrent difficiles, voire impossibles dans une société faite de bruits et de précipitations...

Comment envisager l’éducation des membres de la communauté face aux réflexes entretenus de consommation et face à la course du paraître et de l’avoir ? Comment témoigner que l’Eglise est communion. Toutes les entités ont des droits et des devoirs, et l’engagement chrétien est bien permanent ! Nous avons donc un long chantier devant nous. Oeuvrons pour l’essentiel, nous verrons l’invisible !

Père Jean-Baptiste

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Edito N° 162 - Septembre 2013 

Photo Edito N° 162.jpg  Avec audace,

larguer les

amarres

 “Avancer en eau profonde et lâcher le filet pour la pêche” (Lc 5 1b). Commencer un début de réflexion après une année vécue à Roncq, comme on me le demande, n’est-ce pas trop tôt ? Car qu’est-ce qu’une année par rapport à l’histoire d’une vie, d’une communauté ?

Seule la connaissance sérieuse des réalités quotidiennes permettra de découvrir plus tard l’essentiel de ce qui compose la vie de la communauté roncquoise. La curiosité, la soif de découverte, l’effort de compréhension sont les premières réactions.

Inconsciemment, on sait jusqu’où aller pour éviter les malentendus. Mais, un regard peut capter spontanément ce qui se vit chez l’autre. L’exceptionnel, l’idéal est comme l’étoile du berger : il ne sera jamais atteint. Toutefois, il permet à chacun de marcher dans la bonne direction pour arriver au but fixé.

La différence des cultures (malgache et roncquoise) peut provoquer des jugements audacieux, rapides et hasardeux. Mais accepter d’être questionné aiderait certainement chacun à mieux se connaître, à mieux vivre et à mieux travailler ensemble. Dans cette éventualité, j’invite nos honorables lecteurs à se mettre à l’écoute de l’Esprit saint.

Avancer en eau profonde selon la suggestion du Maître à ses disciples sur les rivages du lac de Galilée, c’est oser quitter les espaces connus et sécurisants, c’est faire preuve d’audace et larguer les amarres pour aller vers l’inconnu.

Le but comme l’horizon ne sera jamais atteint. Il recule à mesure qu’on avance. Mais le chemin parcouru permet un nouveau départ vers l’aventure. C’est bien ce que je vis avec vous à Roncq. Ce n’est qu’un début. C’est palpitant et enrichissant.

Père Jean-Baptiste

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 Edito N° 161 - Juin 2013 

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Réveil pour

la grande aventure de la vie

 La nature se réveille de sa longue torpeur hivernale. Le rythme de la vie suit son cours. Les nouvelles pousses sortent de la terre, les branches bourgeonnent. Les fleurs précoces étalent déjà mille couleurs pour embellir les champs, les jardins et les bords des fenêtres. Leurs senteurs emplissent les brises et les espaces pour tonifier les cœurs et égayer les visages des promeneurs en quête de soleil et de chaleur. En symbiose avec celle de la nature, la vie de l’homme insensiblement ne cesse de se transformer. Les visages s’éclaircissent, les sourires deviennent plus naturels, les apparences plus légères, les démarches plus vives, les bonjours plus francs. Les rigueurs de l’hiver s’estompent dans les esprits. On s’organise déjà pour être aux rendez-vous des délices du printemps et partir à la conquête des joies des vacances et des rencontres des périodes estivales.

  La vie paroissiale entre aussi en effervescence. Puisse chaque croyant être capable de profiter au maximum de ces temps forts qui s’échelonnent jusqu’au début de l’automne. Dans le cadre de la célébration du centenaire du diocèse, de multiples manifestations et des rencontres festives sont proposées pour marquer la communion et l’engagement du diocèse avec son évêque. Le grand rassemblement, les retrouvailles de la journée de la Pentecôte sont l’expression de la vitalité du diocèse et serviront de cadres de réflexion pour les nouvelles évangélisations du second centenaire.

  Au niveau de la paroisse, les célébrations des baptêmes, des mariages et des professions de foi qui s’enchaînent sont signes d’une certaine vitalité de la communauté. Certes, ces temps de fêtes et de rencontres sont éphémères. Il incombe à chaque responsable de bien les préparer pour faire de ces célébrations les temps forts de la vie paroissiale. Signe de religiosité et d’enracinement de la foi, chaque célébration doit être son moyen d’approfondissement et son espace d’expression à travers les moyens et les structures de notre temps. La vie suit son cours millénaire. A chacun de trouver son rythme. Si elle est souvent fragile, plutôt éphémère, la vie est le don le plus précieux qu’on ait reçu. Unique, sachons la protéger. Précieuse, osons la partager. Elle est le seul bien qui ne s’enrichit que par le partage.

 Père Jean-Baptiste

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 Edito N° 160 - Avril 2013 

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 Mourir et naître à la vie nouvelle

 Le dimanche des Rameaux termine les quarante jours du carême et ouvre la grande célébration du mystère pascal. A travers les étapes de célébration du “triduum pascal”, chaque croyant est invité à cheminer et à communier avec le Christ. Fils du Père, il s’offre le jeudi saint comme eucharistie, réalisation du don du Père pour l’humanité en quête de communion et de vie. Serviteur envoyé de Dieu, il s’abaisse le vendredi saint jusqu’à mourir comme un vulgaire bandit crucifié, pour révéler combien chaque être humain est cher aux yeux de Dieu qui le veut vivant et libre. Fils bien-aimé du Père (Lc 9, 35), le Christ accepte les affronts et les outrages pour manifester son adhésion à la volonté du Père. Il révèle jusqu’où Dieu veut dans son intimité vivre et communier aux souffrances et aux sacrifices de tous ceux épris de justice et de liberté. Ceux-là mêmes qui luttent dans l’histoire et les civilisations pour donner la chance à leurs semblables de vivre libres et heureux.

  La veillée pascale permet à chaque communauté chrétienne de “faire mémorial”, de vivre aujourd’hui et communier à la réalisation des promesses. Avec le Fils triomphant des souffrances et de la mort, chaque croyant est invité à intégrer l’éternité, à communier à l’infini et à jouir du bonheur et de la joie du Ressuscité.

  Vivre la joie pascale aujourd’hui, c’est donc communier aux engagements de tous ceux qui, de par le monde, ont payé de leur personne, de leur vie même, pour la réalisation d’un projet de vie, pour l’élaboration de cadre et des structures garantissant le bien-être et le progrès des plus démunis. Célébrer Pâques, c’est croire que tout être humain a le désir et des occasions de s’investir dans sa vie – et qu’il faut donner à chacun la chance et les opportunités de se découvrir et de s’engager. Vivre les périodes pascales, c’est prendre confiance en soi-même, se savoir aimé de Dieu, c’est croire à toutes les éventualités de pouvoir porter des fruits pour réjouir le cœur de Dieu et embellir celui de tout homme.

  Père Jean-Baptiste

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 Edito N° 159 - Février 2013 

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A la suite de Jésus,

en marche

vers le Père

 C'est le temps du carême, quarante jours de préparation avant Pâques. Les fondements spirituels du carême se perdent aujourd’hui. Seul reste son aspect de mortification et de privation qui est à l’opposé des réflexes de profits et d’appropriation de biens poussés à l’extrême dans notre société actuelle.   Le carême dans le parcours d’une vie de foi est un symbole fort, une interpellation, un appel à l’engagement. Comme symbole, comme expérience spirituelle, il nous rappelle les temps forts de l’histoire du salut où Dieu se fait proche pour interpeller l’homme dans sa vie et l’engage à agir pour la réalisation de son dessein de salut.

 Pendant quarante jours, sous la direction de Moïse, le peuple hébreu chemine et fait l’expérience de la vie au désert pour mûrir dans sa foi avec son Dieu, pour tremper ses tempéraments en vue de la conquête et de la conservation de la Terre promise (Ps 78).

  Quarante jours et quarante nuits, au désert, le Christ se prépare à sa mission et fait face aux triples tentations : les quêtes de profits personnels, la réduction de Dieu à la dimension de l’homme et l’utilisation de la force et de l’extraordinaire pour obliger à la foi (Mt 4, 1-11). Dans la spiritualité d’aujourd’hui, le carême est un combat en nous, autour de nous, une rencontre dans l’intimité de Dieu, où l’homme puise sa force d’aller toujours de l’avant. La liberté n’est pas un acquis mais un devenir, un long parcours de combats et d’obstacles nourri par la foi et l’espérance. A chaque étape sera la joie de la réussite ou la satisfaction d’avoir cru et lutté si on a vécu un échec.

 Le carême, pour le croyant d’aujourd’hui, c’est la lutte du Christ avec nous, pour nous offrir la liberté de vivre et de croire en enfants de Dieu. C’est aussi le temps d’ouverture et de partage dans un esprit de communion et de solidarité. A la suite du Christ, osons cheminer à travers le carême vers les joies et les grâces de Pâques.

  Père Jean-Baptiste

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Edito N° 158 - Décembre 2012  

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 Dieu se fait cadeau pour nous

 L'Avent s’annonce comme temps fort de prière et d’engagement pour être à l’écoute de l’Esprit de celui qui invite tout homme à communier avec lui. C’est le temps de faire mémoire. Dieu avait fait le choix de faire route avec l’homme dans l’histoire pour lui communiquer sa vie et lui offrir son salut. Il vient aujourd’hui à la rencontre de l’homme moderne face à ses grandeurs et servitudes.

Le cheminement du croyant le conduira à la fête de Noël où, Dieu, tout puissant, se fait tout petit et fragile dans le visage d’un enfant de Bethléem pour attirer les regards de tous ceux qui attendent un salut. De tous ceux qui, dans la nuit glaciale de la misère et de la souffrance, dans l’angoisse de la nuit, ou dans l’isolement d’une vie précaire, ont besoin de signes pour relever la tête, pour un lendemain meilleur. 

De quelles manières allons-nous vivre Noël ? A travers l’image de son Fils, le bébé de Marie et de Joseph, Dieu s’offre en cadeau à l’humanité. Qu’allons-nous faire de ce cadeau ? Aura-t-il encore la capacité pour attirer notre attention et nous mobiliser, face aux matraquages et aux sollicitations qui nous poussent à donner cours à toutes nos envies. Noël, c’est aussi les temps des visites, des fêtes, des cadeaux ; c’est la période des vœux qu’on s’échange pour un avenir plus beau, plus attrayant, plus solidaire.

Pour tous citoyens de la commune, et membres de la communauté du Christ Ressuscité, pour les proches et amis, qui viennent de loin, pour fêter Noël et nouvel an avec nous, je souhaite à tous bonne fête pleine de joie et de bonheur. Merci pour ces gestes d’engagement et de soucis pour les plus démunis. Merci pour les privations acceptées pour pouvoir offrir des cadeaux aux enfants, aux amis. Merci aux enfants, aux jeunes d’apprécier à leur juste valeur ces cadeaux que vos parents ont réussi à vous offrir. Bonne fête à tous.

 

Père Jean-Baptiste

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 Edito N° 157 - Novembre 2012 

Photo Edito N° 157.jpg

 Faire Mémoire 

 

Faire mémoire, c'est actualiser le passé, le vivre dans les idées et les valeurs d'aujourd'hui en vue d'une projection dans le futur. Ce devenir où l'on s'engage, où l'on se reconnait et qui peut être source de fierté. Faire mémoire, c'est se constituer un but, fixer les jalons d'un long parcours, franchir les étapes nécessaires, accepter et assumer les dérapages ou les éventuels échecs, croire à un renouvellement, vouloir se relever et avancer malgré les blessures et les déceptions. 

 

Le 1er novembre, l'Eglise fête la Toussaint, elle fait mémoire que des hommes et des femmes, des jeunes et des adolescents ont cru en l'amour, au don de soi, à un idéal de vie. En leur temps, ils se sont donnés corps et âme pour permettre à leurs contemporains de se reconnaître et de vivre humainement, chéris de Dieu. Par leurs choix personnels poussés par le souffle de l'Esprit saint, ils ont vécu pleinement leur humanité, ils ont su se dépasser dans un élan d'ouverture et de partage.Les saints ont réussi à témoigner d'un Dieu Amour et Vérité qui n'échappe pas aux regards et aux attentes de leurs temps. Leurs engagements ont permis à d'autres de se reconnaître, de se relever et de s'engager pour eux-mêmes et pour leurs semblables car chaque être humain a vocation de vivre, d'aimer et d'être aimé. 

 

A travers la fête de la Toussaint, l'Eglise propose aujourd'hui à tous le défi de se trouver un héros, un modèle, une idole capable de susciter en eux un élan de générosité et rappelle à chacun que la vie est un don précieux à partager. Elle est la seule richesse qui ne se tarit point, même partagée. A chacun donc, le défi de faire mémoire pour son temps, en vue de cet avenir vers lequel nous tendons et qui est ouvert à toute humanité.

 Père Jean-Baptiste

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Photo de l'Abbé Joseph Hériveaux.jpgEdito N° 156 - Septembre 2012 

 

Dernier éditorial de l'Abbé Joseph HERIVEAUX

avant son départ pour la Paroisse de Faches-Thumesnil

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les "nids à poussière"... 

En réponse à toutes les questions que j’ai entendues depuis ce jour de l’Ascensionoù j’ai annoncé à la communauté paroissiale que je ne serai plus curé de Roncq en septembre, je voudrais vous partager ma vision des choses. Comme cela est normal, le père Coliche m’a sollicité pour une nouvelle mission sur Faches-Thumesnil. Après en avoir parlé avec l’Equipe d’animation paroissiale (EAP), j’ai accepté de me lancer, une fois encore, dans cette nouvelle aventure.

 Parce que l’on croit à ce que l’on fait, parce que l’on s’investit dans ce que l’on fait, parce que, ce faisant, on chemine avec bien des gens, comme tout un chacun il ne m’a jamais été facile de tourner les pages au fur et à mesure des diverses nominations*. Pourtant, je l’ai fait, accompagné à chaque fois de mes “nids à poussière”… Vous savez, tous ces petits objets que redoutent tant les personnes qui font le ménage ! Chez moi, il y en a plein. Pas dans des cartons ou dans les placards, mais sur les meubles ou sur les murs… pour qu’on les voit bien. Car chacun d’entre eux me parle de quelqu’un ou d’une histoire partagée.

Ainsi, même si je change de lieu ou de mission, tout ce vécu reste présent à ma mémoire et à ma vie nouvelle et peut être communiqué au “curieux” de passage, contredisant le dicton “loin des yeux, loin du coeur”. Bien sûr il y en a chaque fois davantage, mais ainsi va la vie. C’est donc serein et confiant dans la vitalité de la communauté paroissiale que je vais quitter Roncq, avec tous mes anciens “nids à poussière” et tous ces nouveaux “nids à poussière”… et tant pis pour les personnes qui feront le déménagement ou le ménage !

  Joseph Hériveaux, (ex) curé

  * Villeneuve d’Ascq, Ronchin, Wattignies-Templemars, Dunkerque, Fives-Hellemmes-Lezennes, Roncq.

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